La foule était massée devant l’entrée de l’Hôtel de ville de Paris tue Lobeau. Deux files d’attente s étiren. A droite ceux qui ont une invitation et à gauche, ceux qui espèrent entrer sans avoir été conviés. La célébration de Yennayer, le nouvel an berbère attire plus de monde d’une année à l’autre. Certains attendent depuis seize heure, parfois plus.
Le maire de Paris s’est exprimé devant plusieurs centaines d’invités tandis qu’un millier d’autres attendait encore à l’extérieur du bâtiment. Bertrand Delanoë, qui brigue un second mandat en mars prochain a clairement évoqué l’ouverture d’un espace culturel : « Je veux que nous fassions naître à Paris la Maison de la culture berbère ». Le maire est entouré de Mohamed Saadi, le président de Berbère Télévision (BRTV) et du chanteur Idir.
Autre promesse de Bertrand Delanoë, celle de commémorer en juin prochain l’assassinat du chanteur Matoub Lounès : « un Berbère amoureux de Paris que j’ai bien connu, que j’ai beaucoup admiré et apprécié » précise le maire.. Le paradoxe, c’est que Paris avait annulé un colloque sur l’impunité politique en Algérie, une rencontre organisée notamment par Nadia Matoub, la veuve de l’artiste. La ville avait alors expliqué que l’événement présentait un caractère politique qui s’accordait mal avec la campagne des municipales. Toujours selon le maire, une rue de Paris devrait porter le nom du chanteur, une suggestion déjà faîte un an jour pour jour à l’occasion de ses vœux de Yennayer.
Le 5 janvier dernier, la Coordination des Berbères de France a interpellé les principaux candidats parisiens concernant le manque de visibilité des Berbères dans la capitale. Pour sa part, cette organisation a célébré Yennayer à la maire du 17ème arrondissement aux côté de Françoise de Panafieu, la candidate de la droite à Paris.

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