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Visite de Kadhafi : la police interdit les rassemblements à Paris

lundi 10 décembre 2007, par Rezki Mammar

Venus de plusieurs pays d’Europe, des organisations libyennes ont appelé à manifester contre la visite du colonel Kadhafi en France. Les rassemblements ont été interrompus par les forces de l’ordre place de la Concorde et place du Trocadéro. Nous étions sur place et apparemment, des ordres ont été donnés pour évacuer toute tentative de manifestation.. Ironie du sort, ces événements se déroulent pendant la journée internationale des droits de l’homme.

A midi, la place Saint-Augustin a l’air d’un lieu tout à fait ordinaire en ce lundi 10 décembre. Quelques personnes se rassemblent, lentement. Au bout d’une vingraine de minutes, des pancartes apparaissent : l’une d’elles montre un dicateur en lunettes noires avec la mention « Kadhafi criminel ». Une autre affiche met côte à côte Ben Laden et Kadhafi.
Pour les personnes présentes, le leader libyen est indésirable à Paris. Dans les rangs figurent des opposants politiques et des organisations de plusieurs courants, dont les Berbères.
Peu avant midi trente, des agents, un émetteur radio à la main invitent les gens à se disperser. Mais les militants restent sur place, ils sont venus de loin et veulent se faire entendre.
La police invoque un arrêté du 8 décembre interdisant toute manifestation liée à la présence de Kadhafi. La décision vient de la préfecture de police.

Coincés au Trocadéro

Devant l’insistance des hommes en uniforme, les participants replient leurs banderoles et acceptent de se retirer. Mais rien n’est joué, les organisateurs proposent de partir place du Trocadéro pour se rassembler sur l’esplanade des droits de l’homme. Surprise, à la sortie du métro, le cortège composé de vingt-six personnes se trouve encerclé par la police. Les forces de l’ordre laissent la presse interviewer les organisateurs, mais lorsque les manifestants tentent de partir, ils se rendent compte qu’ils ne peuvent pas bouger. Nous voilà pris au piège pour trois bonnes heures.
C’est le début de l’interpellation : fouillés et enfermés dans un car, nous sommes éloignés du centre de la capitale, direction un commissariat du 18ème arrondissement. A partir de 16h30, les premières personnes sont relâchées. Dans le car, nous avons pu passer des coups de téléphone. C’est ainsi que nous avons avertir Kabyles.net de la situation. En revanche, l’un des manifestants, souffrant de problèmes de santé n’a pas du tout été pris en charge.
En cette journée internationale des droits de l’homme, nous apprenions que 54 autres personnes étaient interpellées place de la Concorde à Paris.

Deux militants berbères ne sont pas rendus au Trocadéro et ont pu échapper au piège, l’un d’eux Madghis Afulay, fondateur de la Fondation Tawalt a pu joindre ses camarades et témoigner dans la presse, il est cité dans Le Monde le soir même.

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