Le 12 janvier dernier, lors d’une rencontre à l’occasion du Nouvel an berbère, le maire de Paris Bertrand Delmanoë précisait qu’il souhaitait rendre un hommage au chanteur kabyle Matoub Lounès. L’élu avait ajouté « C’est à ce moment-là, de préférence en juin que je donnerai à Paris le nom d’une rue ou d’une place qui sera le nom de Matoub ». Le choix de la date n’est pas dû au hasard, puisque le chanteur avait été assassiné le 25 juin 1998.
Depuis, on était resté sans nouvelles. Mais le 23 mai dernier, Malika Matoub, la sœur du chanteur participait à une conférence à l’université Paris VIII à l’invitation de l’association étudiante Tikli. Lors du débat, nous avons posé la question concernant la fameuse rue. Malika Matoub, qui est responsable de la fondation portant le nom de l’artiste a confirmé qu’une rue portera le nom de son frères, située dans le dix neuvième arrondissement, dans le nord-est de Paris. Toujours selon elle la cérémonie aura lieu « aux alentours du 3 juillet ». Pourquoi cette date ? « Le 25 juin, la famille ne peut pas être présente (...) notre devoir, c’est beaucoup plus d’être là-bas pour le dixième anniversaire », précise Mailka. Une rue sera donc baptisée du nom de Lounès Matoub début juillet.
Pas de manifestation culturelle en vue
La soeur du chanteur kabyle ajoute qu’elle a proposé à la ville de Paris un « match-gala » au stade Charlety : il s’agissait d’organiser une rencontre entre la JSK, c’est à dire l’équipe de Tizi Ouzou et un club parisien, le tout suivi d’un concert. La mairie de Paris aurait accepté ce projet de la Fondation Matoub, à condition de trouver des partenaires. Malika Matoub explique qu’elle a rencontré des responsables de Berbère Télévision et que ces derniers ont refusé de s’associer à elle.
A la place, la fondation a alors proposé une rencontre sous la forme d’un colloque à l’Hôtel de ville, la municipalité n’y a pas encore répondu.
En attendant, une autre date est à signaler : « Nous pensons organiser un rassemblement en fin de journée, le week end qui va suivre le 25 juin. Ce serait Place de la République, pour allumer des bougies et écouter Matoub », explique Malika.

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