La presse algérienne évoque l’explosion d’une charge explosive le jeudi 1er avril vers 13h00 en Haute-Kabylie. L’engin aurait explosé au passage d’un taxi, tuant le chauffeur et son passager. L’attentat n’a pas suscité de réaction officielle et les médias se contentent de citer les minces informations émanant de l’Agence France Presse.
Par ailleurs, nous avons reçu une réaction du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie qui dit s’incliner devant la mémoire des victimes et appelle. Le Mak doute de la version officielle selon laquelle les violences qui règnent en Kabylie seaîent le fait d’un conflit entre l’Etat et le terrorisme : « La Kabylie doit se rendre à l’évidence que si elle n’assure pas sa propre sécurité par elle-même ce n’est pas le pouvoir algérien qui le fera à sa place. Deux Ârchs l’ont déjà compris. Les Iflissen qui se sont mobilisés l’été dernier pour libérer un patron enlevé par de soi-disant terroristes et les villageois de Boghni qui viennent de lancer un ultimatum aux ravisseurs d’un patron de 81 ans récemment kidnappé. L’inertie des services de sécurité algériens en Kabylie sert des desseins diaboliques, loin de la noble mission de sécurité que le bon sens communément leur assignerait. » Bizarrement, le communiqué du Mak, que nous avons reçu le 2 avril est daté de la veille de l’attentat. La politique d’Alger n’a apparemment pas convaincu non plus les Etats-Unis qui ont placé le pays sur la liste noire des pays à risque pour le terrorisme.
Rappelons qu’en octobre dernier un autre attentat commis dans le Sud-Ouest kabyle avait couté la vie à huit civils, dont des employés de SNC lavalin.

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