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Tamazight officielle en Algérie, mais...

mercredi 6 janvier 2016, par Rezki Mammar

L’avant projet de révision de la Constitution algérienne inclut un statut officiel pour la langue berbère. Mais alors que l’arabe garde sa prééminence, tamazight est soumise à des conditions très strictes.

L’avant-projet de révision de la Constitution a été présenté le 5 janvier par l’ancien premier ministre Ahmed Ouyahia. Le texte contient de nombreux points controversés. Ainsi pour devenir président, il faut être de nationalité algérienne uniquement et résider en Algérie depuis au moins dix ans. Les binationaux sont écartés de cette fonction.
Par ailleurs, le projet de Constitution interdit les manifestations à Alger. Lors de son discours, Ahmed Ouyahia a même qualifié de « fascistes » les rassemblement contre le quatrième mandat lors de la présidentielle de 2014.

L’article 3 est consacré à la question des langues. Les auteurs du textes ont choisi de faire deux paragraphes distincts, l’un pour l’arabe, l’autre pour le berbère (tamazight).

« ARTICLE 3 : L’Arabe est la langue nationale et officielle. L’Arabe demeure la langue officielle de l’Etat. Il est créé auprès du Président de la République, un Haut Conseil de la Langue Arabe. Le Haut Conseil est chargé notamment d’œuvrer à l’épanouissement de la langue arabe et à la généralisation de son utilisation dans les domaines scientifiques et technologiques, ainsi qu’à l’encouragement de la traduction vers l’Arabe à cette fin. »

Mais pour tamazight, le ton est différent.

« ARTICLE 3 bis : Tamazight est également langue nationale et officielle.
L’Etat œuvre à sa promotion et à son développement dans toutes ses variétés linguistiques en usage sur le territoire national. Il est créé une Académie algérienne de la langue Amazighe, placée auprès du Président de la République. L’Académie qui s’appuie sur les travaux des experts, est chargée de réunir les conditions de promotion de Tamazight en vue de concrétiser, à terme, son statut de langue officielle. Les modalités d’application de cet article sont fixées par une loi organique. »

Ahmed Ouyahia en 2011
Source Maghrebia via Flickr

On a donc l’arabe qui est et demeure « la langue officielle de l’Etat » et de l’autre tamazight qui est juste « langue officielle ». Les auteurs de cet avant projet de Constitution ont ajouté deux conditions. Il est prévu de créer une Académie algérienne de la langue amazighe pour mettre en application cette officialisation « à terme ». Enfin, il est mentionné une loi organique censée clarifier les contours de cette réforme. La Constitution adoptée au Maroc en 2011 avait elle aussi fait du berbère une langue officielle, à peu près dans les mêmes conditions et avec une loi organique, cette dernière n’a pas été publiée. Il faut rappeler qu’en Algérie a fait de tamazight une langue nationale sans qu’aucune loi ne vienne préciser ce statut.

Messages

  • Cette pseudo réformette ne nous intéresse pas. Elle ne concerne pas les Kabyles qui sont les primo habitants de l’Afrique du nord. Notre constitution c’est nous qui aurons à la rédigé.

    Les forces d’occupation Arabo-musulmanes cherchent par tous les moyens à légaliser la colonisation de notre pays avec pour acteur un renégat, un harki dénommé Ouyahia .

    Il n’est plus des nôtres puisqu’il s’est renié. Rassurons nous cette espèce existe dans tous les pays. L’histoire, notre histoire le gravera dans le marbre pour l’éternité.

  • Mon mari est pas musulman la nouvelle constitution permet elle qu il soit reconnu comme mon mari en Algérie en somme la nouvelle constitution est elle plus laïque ou toujours contrôle par les religieux

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