L’ambiance est tendue dans le milieu associatif kabyle. Après les rassemblements à Paris et à Marseille destinés à célébrer les trente ans du Printemps berbère de 1980, le collectif organisateur s’est réuni pour dresser un bilan. Le texte qui a été rendu public le 16 mai souligne la satisfaction des participants à cet événement unitaire et projette de prolonger l’existence du collectif. Les différentes organisations ont prévu de se revoir pour travailler ensemble.
De son côté, l’un des membres du collectif, l’association Tamazgha est allée un peu plus loin que le consensus et met en cause l’attitude des autonomistes lors du rassemblement parisien La mise au point parle d’une « fausse note ». Tamazgha reproche au Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie d’avoir instrumentalisé le rassemblement parisien en agitant les portrait de son président Ferhat Mehenni et ajoute que « le MAK a fait plus fort que le FLN même sous le règne du tyran Boumediène ». Le MAK avait déjà été mis en cause le 19 avril, au lendemain des célébrations et accusé de « scandaleuse récupération ». Le mouvement mis en cause n’a pas répondu officiellement.
Mais le communiqué et la mise au point de Tamazgha ne mentionnent pas tous les désaccords. Les préparatifs parisiens ont été émaillés d’incidents graves parmi lesquelles une agression dont la victime dit avoir porté plainte.

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