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Sciences arabes, un patrimoine confisqué

jeudi 13 avril 2006, par Rezki Mammar

On parle souvent des scientifiques arabes à tort : l’écrasante majorité de ces savants sont turcs, iraniens, berbères et indiens. Lancée au cours d’une exposition à l’Institut du monde arabe, une pétition réclame que l’apport de ces différentes populations soit pris en compte, nous avons rencontré les auteurs de cet appel.

Entre le VIIIème et le XIVème siècles, le monde musulman a connu un formidable essor intellectuel. Des savants ont fait progresser les mathématiques, la médecine, les idées. Avec le temps, non seulement ce patrimoine est passé au second rang, mais les scientifiques eux-mêmes ont quasiments tous été récupérés sous l’étiquettes de personnalités " arabes ". Le Berbères Averroès, les Perses Khayyam et Avicenne et de nombreux autres se retrouvent naturalisés. De même que les chiffres arabes sont d’origine indiennes, ces intellectuels sont issus de différentes aires culturelles qui composent le monde de l’islam. La culture arabe n’a pas contribué seule à la révolution scientifique du Moyen Âge, même si elle a joué le rôle de passeur entre plusieurs foyers culturels (l’Afrique du Nord, la Perse, l’Inde...). Cette polémtique souligne la problématique de la diversité face à l’uniformisation.

L’interview

L’Association des passionnés de la culture iranienne et de la langue perse (APCILEP) a donc lancé une pétition contre la présentation faîte par l’Institut du monde arabe au cours de l’exposition L’Âge d’or des sciences arabes. Nous avons rencontré deux membres de cette association, ils nous ont accordé une interview à paraître sur Kabyles.com (en date du 14 avril 2006).
Au cours de cet entretien Jaleh Daftarian, présidente de l’APCILAP et Mahren, également membre, dénoncent la confiscation du patrimoine intellectuel perse par des nationalistes arabes contemporains. L’un des exemple est celui du Golfe Persique régulièrement rebaptisé abusivement Arabo-Persique, mais aussi des Mille et une nuit, une oeuvre racontée par la jeune Shéhérazade (une iranienne), mais aussi Bagdad, dont le nom signifie Don de Dieu en parsi.

La pétition contre l’intitulé de l’exposition

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