Sciences arabes : un auteur dénonce une invention historique
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Quel est le lien entre Avicenne et Ibn Battuta ? Le premier est un médecin et philosophe persan, le second est un auteur voyageur berbère. Ces deux personnalités ont en commun, comme d’autres d’être appelées « arabes ». Un livre aborde la question de la dépossession dont les différentes civilisations du monde musulman ont été victimes au profit d’une référence de substitution.
Ils sont des milliers à avoir révolutionné la pensée, les sciences et les arts. Ces hommes sont iraniens, turcs, berbères, parfois arabes. Mais on entend presque toujours parler de « sciences arabes ». Un Iraniens vient de consacrer un ouvrage à ce qu’il dénonce comme une vaste supercherie. La réalité est plus complexe. La plupart des personnalités du monde musulman médiéval utilisent bel et bien la langue arabe pour diffuser leurs travaux, tout en appartenant à diverses civilisations qui existaient avant l’islam et qui existent de nos jours [1].
L’auteur, Mohamed Vossougui est un ingénieur de profession, d’origine iranienne. L’homme a beaucoup voyagé et nourri une réflexion personnelle sur les rapports entre cultures. En 2006, nous avions rencontré Mohamed Vossoughi à l’occasion d’une exposition qui s’est déroulée à Paris et dont le nom avait suscité des protestations auprès d’Iraniens et de Berbères, cet événement intitulé « L’Age d’or des sciences arabes », avait été organisé en grande pompe par l’Institut du monde arabe à Paris. Le présent livre est l’aboutissement de cette entreprise : expliquer le processus de dépersonnalisation.
La Science arabe, du VIIème au XVIème siècle : une invention historico-politique de Mohamed Vossougui (Edilivre) 16 euros





