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Rencontre littéraire berbère à Paris

dimanche 8 octobre 2006, par Rezki Mammar

Un groupe de six personnes s’est réuni ce 7 octobre dans un café parisien avec la volonté de créer des rencontres littéraires berbères. Née d’une liste de diffusion en ligne, la rencontre s’adresse à des Berbères ou d’autres personnes intéressés par cette culture.

La sortie du métro Odéon est noire de monde : nous sommes samedi soir et les files d’attente devant les salles de cinéma s’étirent sur les trottroirs. En quittant le boulevard Saint-Germaint pour la rue de l’Eperon, nous laissons derrière nous la foule pour marcher dans une ruelle plus calme, direction le Sahara Café. C’est là que Myriam a donné rendez-vous à quelques internautes pour discuter de littérature berbère et pourquoi pas organiser des soirées sur ce thème. Myriam est déjà là ainsi que Ahmed. Puis arrivent Malika. Finalement sommes six, issus d’univers différents : un doctorant en sociologie, deux informaticiens, une photographe, un journaliste et une standardiste...

Hassan

Tout a commencé sur Internet quand Myriam a créé une liste de diffusion sur le thème de la littérature berbère : « Ce serait bien que toutes les aires culturelles soient représentées, on pense toujours aux Marocains et aux Algériens, on oublie ceux de Tunisie, de Libye, d’Egypte et du Sahara » explique l’initiatrice du projet. Ce soir, trois groupes linguistiques sont représentés autour de la table : quatre personnes pour tachelhit (sud du Maroc), une pour tamazight (centre du Maroc) et une pour le kabyle. D’autres sont attendus, berbères ou non.

Sortir de la marginalité

Tout le monde se présente et fait connaître ses attentes. Malika et Myriam notent à quel point il est difficile de trouver des cours de tachelhit en France et à leur connaissance aucune association n’en propose sauf dans le Nord. Etre berbère en France, c’est côtoyer la marginalité culturelle au quotidien. Pour Hassan, le plus important est de se prendre en charge pour transmettre le patrimoine littéraire. Pourquoi la littérature justement ? « Il faut sortir du folklore et de la musique dansante », explique Hassan.

Myriam

Myriam note soigneusement les idées et les propositions de chacun, pour préparer la prochaine rencontre dans quatre jours. Les personnes présentes ont reçu une liste d’ouvrages en berbère ou en français. L’objectif est de l’enrichir et de présenter régulièrement ces livres au cours des soirées, pour donner envie aux autres de découvrir une œuvre ou un auteur. Ahmed suggère d’inviter un écrivain marocain qu’il se charge de contacter, l’idée plait et d’autres noms de personnalités circulent.

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