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Rencontre avec Athéturk

samedi 10 mars 2007, par Rezki Mammar

Atheturk rassemble de jeunes Français d’origine turque engagés pour la laïcité. Nous avons demandé à deux de ses membres, Nobel et Aurélien, de nous expliquer la situation de la liberté d’expression en Turquie, la question liée au génocide arménien, l’élargissement européen. L’occasion d’entendre un discours radicalement différent de celui auquel nous sommes trop souvent confrontés à propos de ce pays.

Télécharger l’émission (11 minutes 10 secondes)

Atheturk a d’abord été un forum de discussion sur Internet, créé en 2005 par un groupe de jeunes laïcs.
L’association a vu le jour en 2006, autour de Nobel Gunes, son président, lui-même d’origine turque et d’Aurélien Roulland (les deux invités de notre entretien). Il comporte aujourd’hui une quinzaine de membres en tout.
En rupture avec les discours communautaires, le groupe cherche à donner une autre image de la société turque dans sa diversité et ses contradictons.

Aurélien (à gauche) et Nobel d’Athéturk

À en croire les sources officielles, la Turquie compterait 99% de musulmans.
« Ce chiffre est un mensonge total, comment un pays peut-il se déclarer laïc et ouvert et prétendre à une telle uniformité ? » se demande Nobel. La réalité semble plus complexe, notamment avec la présence de minorités religieuses significatives comme les chrétiens et les alevis (musulmans dont la moitié se considère hors de l’islam), sans oublier les "sans religion"...
En dénonçant les atteintes à la laïcité, mais en refusant bien de diaboliser l’islam, les membres d’Atheturk n’ont pas choisi la voie la plus simple.
Néanmoins, les réunions de l’association bruissent de projets : organiser des conférences pour faire connaître cette approche de la laïcité, tisser un réseau pour échanger avec d’autres associations.
Entre deux idées, on rit aussi beaucoup, notamment lorsque l’un des fondateurs se met à raconter une blague osée sur les Turcs.
Aurélien et Nobel citent autant les intellectuels turcs que Coluche et Desproges.
Selon un article écrit par l’un des membres de l’association, la presse satirique turque n’a rien à envier à Hara Kiri ou à Charlie Hebdo.
Et si nous changions de lunettes sur la Turquie ?

Dans l’entretien, il est question de l’écrivain Orhan Pamuk, Prix Nobel de littérature en 2006. Hrant Dink, journaliste assassiné en janvier 2007 et de l’AKP, le parti du premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

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