Un rassemblement s’est tenu ce 20 avril dans l’ouest parisien près de l’ambassade d’Algérie, à l’appel du MAK. Les autonomistes kabyles entendent ainsi marquer le trentième anniversaire du Printemps berbère par cet acte de protestation. Cent cinquante à deux-cent personnes se sont déplacées pour prendre place sous une étroite surveillance policière. La première surprise de ceux qui sont arrivés sur place, c’est de ne pas pouvoir manifester face à l’ambassade, mais à deux-cents mètres plus loin et entouré d’un solide cordon policier. Dans la foule figurent d’autres agents en civil, des « mouchards » de l’ambassade, pas très discrets, que les militants expérimentés ont vite reconnus parce qu’ils se tiennent à l’écart des drapeaux kabyles et qu’ils bavardent uniquement entre eux.

Le président du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie, le chanteur Ferhat Mehenni est venu dénoncer le régime algérien et a fait rire le public en qualifiant l’endroit d’« ambassade de la honte ». L’intervenant a ensuite évoqué les manifestations organisées en Kabylie le matin même par le MAK. Ferhat Mehenni a donné les chiffres de 35 à 40 000 personnes à Tizi Ouzou, autant à Bgayet et de 5 à 10 000 à Tubirett (Bouira). En revanche, le chanteur n’a pas p dévoiler les contours de son gouvernement provisoire kabyle le jour même, mais le lendemain.

Ce 21 avril, un communiqué a annoncé que le MAK confie à plusieurs personnes le soin de former un gouvernement. Parmi les noms cités figure Djouhra Abouda (plus connue comme chanteuse sous le nom Djura), Idir Djouder, fondateur de Kabyle FM et Lyazid Abid, responsable du site Tamurt.info.


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