vendredi 2 février 2007, par rezki
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) joue le rôle de régulateur de l’audiovisuel français. Cette autorité a été créée en 1989, ses membres sont désignés par le président de la République, par le président du Sénat et celui de l’Assemblée nationale. Ce dernier, Jean-Louis Debré a retenu le nom de Rachid Arhab, journaliste à France 2.
Né le 26 janvier 1955 à Fort National en Kabylie (Algérie), ce fils d’immigré a travaillé dans plusieurs rédactions régionales de France 3 (qu’on appelait alors FR3). Puis vient France 2. Responsable du service politique de la chaîne, grand reporter, il a ensuite présenté le 13h00 en duo avec Carole Gaessler puis J’ai rendez-vous avec vous, un magazine qu’il a lui-même conçu. Le 24 janvier, il entre au CSA en remplacement de Francis Beck.
Le 16 septembre 2004, Rachid Arhab avait participé au colloque " Les Berbères et la République ", organisé par la CBF. Interrogé par BRTV sur ses origines, le journaliste répond " Nous avons longtemps été condamnés par l’Histoire, notamment celle de l’immigration, mais aussi par des événements qui ont touché notre pays d’origine, nous avons été condamnés à un certain silence, nous avons été condamnés à s’intégrer à notre façon dans la société française ". Le mot silence revient à plusieurs reprises au cours de cet entretien. Rerpésente-t-il les Berbères de France ? " Moi j’espère les avoir représentés en silence jusqu’à aujourd’hui. Je pense que cette identité berbère elle est intéressante parce que j’ai le sentiment qu’on a pas besoin de la brandir comme un drapeau, elle est au fond de vous ". Cet échange résume les grandes questions que se posent actuellement les Berbères (dont les Kabyles). Au moment où d’autres personnalités (arabes et noires) clament ouvertement leur origine, les Kabyles sont en quête de modèles mais ne trouvent que des personnalités trop discrètes à leur goût.
On terminera en ajoutant que les sites kabyles et berbères ont réservé un accueil tiède à cette nomination, à l’exception de Kabyle.com, de BMS Kabylienews. Même la CBF n’a fait que remettre en Une l’interview de 2004. Qu’à cela ne tienne, les médias " arabo-musulmans " (Saphirnews et d’autres, sont là pour occuper la chaise vide.