Il y a quelques semaines, les médias officiels algériens, la diplomatie et l’ensemble des dirigeants se sont levés à l’unisson pour soutenir Aminatou Haïder, une militante sahraouie qui s’est mise en grève de la faim pour obtenir du Maroc le droit de retourner au Sahara Occidental. Depuis le 9 décembre dernier, une autre femme a cessé de s’alimenter, mais les autorités ne s’y intéressent pas. Cette fois-ci, il s’agit de Meryem Mahdi est une simple employée originaire de Bgayet et elle travaille à Hassi Messaoud, la principale région d’exploitation pétrolière algérienne.
Mobilisation des femmes
Tout a commencé le 5 novembre dernier, lorsque Meryem apprend son licenciement par son employeur, la compagnie britannique British Gas, qui lui reproche d’avoir refusé un emploi à la place du sien. L’intéressée dénonce un « licenciement abusif » puis le 9 décembre elle cesse de s’alimenter. L’état de santé de la gréviste se dégrade, au point que le 31 décembre elle est hospitalisée à Zmirli, à Alger, puis transférée à l’hôpital Mustapha Pacha pour des soins intensifs. La presse indépendante a relayé cette affaire qui met en lumière les pratiques sociales à Hassi Messaoud. Cette zone économique dans laquelle opèrent des multinationales étrangère est souvent décrite comme une « enclave » spéciale, hautement surveillée dans laquelle les employés entrent comme des immigrés. Meryem Mahdi demande à être réintégrée à son poste. La mobilisation est portée par les femmes du syndicat Snapep, c’est ainsi qu’un sit in a été organisé devant le siège de British Gas.







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