lundi 1er octobre 2007, par rezki
Malika Domrane est la chanteuse la plus populaire de sa génération. La diva est née à Tizi Hibel, le même village que les écrivains Mouloud Feraoun et Fadma Aït Mansour. L’école est une déception : « On me disait : ’Tu es kabyle, tu n’es pas arabe", on m’imposait un enseignement dans une langue qui n’était pas celle dans laquelle j’avais été élevée ».
Malika fréquente le lycée, ce qui est rare à l’époque pour les jeune fillles. Remarquée au sein de la chorale de l’établissement, la chanteuse développe des thèmes très engagés pour l’époque sur le sort des femmes (Ay Asaru) sur la colonsation (Bubrit).
Ironie de l’histoire, la Maison de la culture Mouloud Mammeri se trouve dans la rue Houari Boumediène, du nom d’un président algérien particulièrement autoritaire que Malika avait refusé de rencontrer lorsqu’il avait effectué une visite officielle en Kabylie.

Pour aller plus loin, on peut lire un excellent portrait de la diva militante. Cet article avait été écrit par Azzedine Aït Khelifa pour Kabylienews, ce site a disparu et ce texte a été repris par La-Kabyle.com.
Ah ay asaru en version sous-titrée en kabyle sur le site Tadukli.