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Maghreb des livres 2006

dimanche 19 février 2006, par Rezki Mammar

L’Hôtel de ville de Paris va accueillir le 12ème Maghreb des livres en présence de quelques 200 auteurs marocains, algériens, tunisiens d’ici et de là bas, autour de 1 000 ouvrages parus sur cette région du monde. L’occasion aussi d’échanger à travers quelques débats.

Parler du Maghreb, c’est déjà rattacher l’Afrique du Nord à l’Orient (le Mashrek). Il faut toujours rappeler cela et ne jamais l’oublier, car les États algérien, marocain et tunisien ont tout fait pour marginaliser l’identité berbère, africaine, méditerranéenne des Nord africains. À ce jour, seuls les Berbères mandatés par les gouvernants sont autorisés à parler en notre nom.

Ce 12ème Maghreb des livres accueille comme invité le Maroc, indépendant depuis 50 ans. Parmi les 200 auteurs présents figurent l’imposant Malek Chebel, le lumineux Anouar Benmalek, le tempétueux Shamy Chemini, la prometteuse Najet Ghaouti, ainsi qu’Henri Alleg, Fadela Mrabet, Arezki Metref, Albert Memmi et plein d’autres. Même les immortels seront présents, comme Kateb Yacine dont le roman Nedjma fête ses 50 bougies et sera l’objet d’une rencontre.

Quelques débats intéressants

Le 25 entre 16h30 et 17h30 : petite salle Les 50 ans de Nedjma, Kateb Yacine Avec Malek Alloula, Nabile Fares, Habib Tengour et Mourad Yelles, écrivains.

Le 26 entre 13h00 et 14h00 : petite salle Génération amazigh avec Ahmed Assid, membre de l’Institut royal de la culture amazighe (Ircam) et Saïd Doumane, universitaire (Inalco).

Le Maghreb des livres (12ème édition) - Hôtel de ville de Paris - Samedi 25 février 2006 de 12h00 à 20h00 et le dimanche 26 février de 10h00 à 18h00. Organisé par l’association Coup de soleil

Messages

  • Dire qu’on est Maghrébin, cela veut dire qu’on considère son pays comme ’ à l’Ouest ’. Un être normal doit se désigner souverainement, par rapport à lui-même.

    Voir en ligne : http://algeristan.blogspot.com

    • Bonjour

      Albert, un Breton du terroir, un fils de paysan, né en 1934 (73 ans), nous
      raconte sa jeunesse, jusqu’à l’âge de 23 ans où il acheva son service
      militaire obligatoire en Petite Kabylie. En 1956 et 1957, cet homme bon et
      sensible participa contre son gré à la guerre dite de « pacification et de
      maintien de l’ordre », un épisode atroce qui cache bien son nom. Il est
      revenu dans sa belle province, la Bretagne, traumatisé par l’expérience
      vécue en Algérie, comme la plupart de ses camarades de régiment.

      Il témoigne, il nous dit ce qu’il a vécu : la dure vie dans le bled, les
      marches forcées sur les djebels, les ratissages du terrain, les contrôles
      des villages : Béni-Ourtilane, El-Maïn, Bouhamza, Freha, Djahnit, Ouled Sidi
      Idir, les combats, les traquenards et les atrocités perpétrées par l’un et
      l’autre camp. Mais aussi, cet homme pacifique, soumis
      aux ordres de ses supérieurs et contraint d’obéir, réprouvait dès le départ
      une guerre qu’il jugeait perdue d’avance - on ne lutte pas contre un peuple
      qui combat pour la liberté et aspire se libérer du joug de la
      colonisation -, et il ne cache pas sa sympathie pour les population kabyles
      victimes de la guerre. A ces « pauvres parmi les pauvres », les soldats
      français, qui avaient souvent faim et soif, prenaient encore leurs maigres
      réserves de nourriture, et augmentaient leur dénuement.

      Pendant qu’il « crapahutait » dans les djebels, et qu’il assistait, contre
      son gré, à des scènes pénibles, Albert fit la promesse de témoigner.

      Quarante huit années après son retour en France, il témoigne, mais, en son
      âme et conscience, il ressent toujours le poids énorme de la barbarie.
      Combien de jeunes du contingent, victimes de la guerre d’Algérie, ont osé
      témoigner ? Presque pas ! Le mal reste tapi au fond de leurs mémoires, plus
      insidieux qu’un serpent. Certains se sont suicidés, la plupart se sont tus,
      renfermant à tout jamais leurs terribles souvenirs ; ils en souffriront
      jusqu’à la mort.

      A partir du récit d’Albert, j’ai écrit un livre de témoignages Il s’intitule
       : « La Jeunesse d’Albert ».

      Ceux qui ont vu le film « Ennemi intime », apprécieront.

      Ce livre vient d’être édité chez LIV’EDITIONS, au Faouët. (56320) BP 15.

      Site du livre :

      http://60gp.ovh.net/~livediti/index.php?b=livre_fiche&id=247&PHPSESSID=7ce816ce120bdae70eb81102f5d7a6a6

      Cordialement

      Marcel Gozzi

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