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Les langues régionales dans la Constitution, 68% des Français favorables

dimanche 22 juin 2008, par Rezki Mammar

Le Sénat français a refusé d’adopter l’amendement de l’article 1 de la Constitution visant à reconnaître les langues régionales. Tout comme les académiciens, les sénateurs estiment que cette constitutionnalisation représente un danger pour l’ »identité nationale ». Plusieurs réactions dénoncent ce point de vue, tandis qu’un sondage montre que plus d’un Français sur deux approuvent un assouplissement de la politique linguistique.

Un petit rappel des faits : le 22 mai, les députés votent un amendement de l’article 1 de la Constitution pour dire que les langues régionales appartiennent au patrimoine de la République française. Dans les faits, le français reste la seule langue officielle, comme l’indique toujours l’article 2.
L’Académie française a pris position contre ce texte le 16 juin, estimant que l’amendement représente un danger pour l’ « identité nationale ».
Le texte est arrivé au Sénat, où il a été refusé par 216 voix contre 103. Parmi les adversaires du l’amendement, on compte Jean-Luc Mélenchon

Deux Français sur trois favorables à une évolution

Et pourtant, l’opinion française a évolué en faveur de la diversité linguistique : selonun sondage publié le 22 juin par Ouest France, 68% des personnes interrogées sont favorables à l’inscription des langues régionales dans la Constitution. Selon cette enquête, les jeunes sont les plus ouvert à cette constitutionnalisation, cette opinion évolue avec l’âge. Les mauvaises langues diront que l’Académie française et le Sénat appartiennent à la vieille France, jacobine : statistiquement, ce n’est pas faux.

Les langues régionales font-elles si peur aux élus ? Le blog Autheuil estime que les partisans du jacobins mènent un combat dépassé et qu’ils n’ont pas su empêcher les défenseurs des langues d’obtenir un débat à l’Assemblée.

Frédéric Rollin est professeur de droit public à Paris X Nanterre il pense que l’Académie française ne dit pas tout, selon lui les académiciens craignent en réalité que la réforme constitutinnelle ne permette de ratifier la Charte européenne des langues régionales et minoritaires, rejetée en 1999 car jugée non conforme à la Constituton.

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