Internet permet au lecteur de commenter les articles qu’il lit. C’est l’une des formes les plus abouties de l’intéractivité propre à ce média. Les commentaires offrent à chacun la possibilité de réagir, d’analyser et parfois de compléter l’information disponible sur nos pages. Mais tous les messages ne sont pas publiables. Il arrive que des propos posent un vrai problème car le responsable du site peut être poursuivi pour les avoir relayés. Avec l’augmentation du nombre de lecteurs, la modération des messages devient une activité quotidienne et épineuse. Il arrive très rarement que nous hésitions sur le sort d’un commentaire et en cas d’erreur, la situation peut vite dégénérer.
Le tri des commentaires s’appelle la « modération ». Cette tâches ingrate consiste à valider ou à supprimer chaque message posté sur le site. L’idéal serait d’être dispensé de ce travail.
Certains sites et blogs procèdent ainsi, tout ce qui est posté est immédiatement visible. Malheureusement, il arrive que des lecteurs « se lâchent ». Certains laissent des insultes, d’autres dévoilent la vie privée d’une personne connue ou non, d’autres encore formulent des accusations plus ou moins invérifiables.
Quelques remarques sur les commentaires
A ce niveau, il faut constater trois choses : Premièrement, ce type de commentaires est plutôt rares. Deuxièmement, l’écrasante majorité des insultes et autres accusations postées ne sont pas signés ou seulement accompagnées d’un pseudonyme, comme quoi les propos sont difficile à assumer publiquement. Techniquement, nous disposons de l’adresse IP de la personne concernées, il n’est donc pas possible de retrouver en cas de poursuites, mais dans les faits il est très compliqué de retrouver une personne, surtout si elle a utilisé un ordinateur qui n’est pas le sien.
Troisièmement, un message peut être à la fois intéressant et impubliable. Un internaute peut fournir une information ou une analyse mais en l’ accompagnant d’insultes en guise de règlement de comptes. Actuellement, sur Rezki.net il n’est pas possible de modifier un commentaire pour en supprimer la partie problématique, dans ce cas il est préférable de supprimer la réaction.
Un seul responsable, le propriétaire du site
Sur Internet, la critique est autorisée, à condition d’en connaître les limites. N’importe qui a le droit d’émettre des réserves et de demander justice, mais pas de mettre en doute la réputation d’une personne sans fondements. Si on écrit par exemple que « Monsieur Y est un escroc » sans avoir des preuves solides, on est coupable de diffamation. Ceci est valable aussi bien pour les articles d’un site que pour les commentaires laissés par les lecteurs. Si « Monsieur Y » décide de poursuivre le média en cause, l’auteur se retrouve en première ligne : il est responsable de tout ce qui est publié sur ses pages. A partir du moment où la personne insultée est identifiable, la diffamation est caractérisée.
Le cas Asardun et Kabyle.com
Il arrive également qu’un message diffamatoire soit publié, par erreur. Cela nous est arrivé il y a quelques semaines. Le 22 juillet, nous mettions en ligne un article concernant Kabyle.com, un site qui venait d’annoncer qu’il était victime de plagiat. Des réactions ont suivi : sous le pseudonyme Asardun, un internaute a mis en cause les responsables du média en question en les accusant à leur tour de plagiat. Pour illusstrer ses propos, le lecteur a eu la bonne idée de mettre des lien vers des pages. Mais notre erreur a été de mettre en ligne un message comportant une formulation grossière. L’information que veut faire passer Asardun n’est pas inintéressante, elle mérite même un article, mais le langage et le ton ne sont pas appropriés et le message entier n’est pas passé.
Les choses sont simples : au regard de la loi une personne est présumée innocente par défaut. Après avoir été contacté par la rédaction de Kabyle.com, nous avons supprimé les commentaires incriminés. Cela cause du tort à tout le monde : à Asardun, à Kabyle.com et à Rezki.net. Les choses ont été compliquées par le fait que pendant les vacances, notre site était administré à distance, depuis un cybercafé.
De son côté Asardun a droit à la critique. Nos pages lui sont ouvertes comme aux autres internautes pour s’y exprimer de manière correcte, en redonnant les mêmes liens mais avec un langage plus diplomatique.

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