Les associations kabyles ont pour habitude de célébrer les anniversaires du Printemps berbère en musique. Ce goût prononcé pour les spectacles dansant est très critiqué, il suffit de lire les commentaires postés sur les sites et qui dénoncent le décalage entre l’attente d’une transmission historique et le divertissement immédiat d’un soir.
Cette année, un collectif baptisé Tafsur 2010 prépare un rassemblement unitaire du trentenaire du Printemps berbère pour le 18 avril à Paris. En rendant publique cette date, les organisateurs ont voulu envoyer un signe fort à toute une communauté pour que personne n’organise un événement concurrent le même jour. Jusqu’à présent, c’est plutôt bien parti, les programmateurs professionnels ou associatifs ont choisi d’autres dates. Voici quelques événements à retenir. Nous avons écarté les concerts purements dansants.
L’ACB Val d’Oise a prévu une rencontre festive le 10 avril à Sarcelles, autour notamment des chanteurs Zayen, Iflis et Rabah Asma..
De son côté, l’Association kabyle Imazighen de l’Essonne (Akie) organise un ciné-concert avec des musicien connus (Lakhdar Sennane et Zahir Abdjaoui) et une projection au cinéma François Truffaut, une projection du film Arezki l’Indigène en présence du réalisateur Djamel Bendeddouche et des espaces expo et gastronomie.
Une autre association, celle des étudiants berbères de Tikli a décidé d’organiser une célébration du Printemps berbère sur plusieurs semaines à l’université Paris VIII de Saint-Denis. Le programme devrait arriver au fur et à mesure, histoire de tenir le public en suspens.
A Paris VIII également nous signalons qu’une exposition est actuellement consacrée à François Maspero. Le nom de Maspero ne dit peut être rien aux plus jeunes, il s’agit d’un éditeur engagé qui a publié des ouvrages sur les grands débats sensibles du vingtime siècle, il se trouve que cet homme a aussi publié Mouloud Mammeri et à travers lui les fameux poèmes, les Isefra de Si Mohand.



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