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Le Printemps berbère 2009 à l’université de Tizi Ouzou

mercredi 29 avril 2009, par Rezki Mammar

Les autonomistes ont réussi à tenir un imposant défilé pour la commémoration du Printemps berbère. Les organisateurs : les étudiants du Mak revendiquent une forte participation et font diffuser des images de l’événement sur Internet. Nous allons revenir sur les célébrations du 20 avril telle que les ont vécues les témoins à Tizi Ouzou.

En Kabylie, le mois d’avril est doublement symbolique : il marque l’anniversaire des deux mouvements durement réprimés par l’Etat algérien, l’un en 1980 et l’autre en 2001. Le premier s’appelle le Printemps berbère, il a été déclenché par l’interdiction d’une conférence donnée par l’écrivain Mouloud Mammeri par les autorités. Il s’en est suivi des manifestations et des grèves auxquelles l’Etat a répondu par de violentes arrestations. 1980 a permis de révéler à l’opinion internationale la revendication linguistique et culturelle berbère. Vingt et un an plus tard, c’est à nouveau l’embrasement, après l’assassinat d’un jeune Kabyle par la gendarmerie le 18 avril 2001. Ce second soulèvement s’appelle le Printemps noir, car son bilan est plus lourd : cette fois-ci les forces de l’ordre ont tiré sur des manifestants et tué 126 personnes et blessé des milliers d’autres. Tous ces événements font partie de la mémoire kabyle, mais le reste du monde a oublié les faits.

La grande rue pleine de monde

Tizi Ouzou est l’un des hauts lieux de la protestation en 1980 et 2001. Dans cette ville de Haute-Kabylie, les étudiants et les organisations politiques organisent chaque années des marches très suivies. Or en 2009, les partis politiques (FFS et RCD) n’ont pas participé aux défilés. Un troisième acteur, les Aârchs, né du soulèvement de 2001 s’est également abstenu. Finalement, la seule manifestation a été l’œuvre du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (Mak) créé par le chanteur engagé Ferhat Mehenni, également en 2001. Les organisateurs revendiquent 20 000 manifestants le long de la grande rue. Un jeune homme qui se trouvait aux abords du cortège raconte : « Il y avait du monde depuis le portail de l’université Hasnoua et tout le long de la grande rue jusqu’à l’hôpital ». Des étudiants ont confirmé cette description.

L’unité face au pouvoir

Dans la foule, on compte des curieux et - plus étonnant encore - des militants des partis (FFS et RCD) habituellement plutôt méprisants à l’égard des autonomistes du Mak. Alors pourquoi sont-ils venus ? Parce qu’à l’université de Tizi Ouzou, les partis gouvernementaux et les islamistes n’ont cessé de gagner du terrain ces dernières années, au point que les militants FFS et RCD ont décidé de manifester ce 20 avril, quitte à marcher dans les rangs du Mak. Cette unité d’un jour traduit aussi un changement en cours dans les mentalités : l’usure des deux partis politiques est telle que leur partisans ne voient plus le Mak comme un rival mais comme un allié face aux organisations conservatrices « arabo-islamistes ».
Dans le bras de fer qui oppose le courant berbériste à ses adversaires, les autorités universitaires choisissent ces derniers. Le 22 avril, par exemple, les étudiants du département de tamazigh (langue berbère) ont prévu un concert de chanson engagé. D’après les militants, ce gala a été interdit par le rectorat, alors que les jeunes du FLN ont pu tranquillement organiser leur spectacle au département sciences politiques, avec du matériel prêté par une institution publique extérieure à l’université.

Messages

  • Azul à tous,
    Je croit rêver, l’Université ou la liberté s’exprime haut et fort, l’Université ou toutes les luttes légitime pour la dignité du peuple Kabyle et les peuples Berbère ont prés naisance,l’Université ce lieu du savoir ,Aujourd’hui réserve une place, et légitime l’implantation des islamistes dans ces entrailles,,,Mes Frères et Sœur Etudiantes, et Etudiants, rassuré moi que ce n’est qu’un cauchemar, sinon on est vraiment mal-barré,car si ça continue comme ça ,dans quelques années Ces Lieus Symbolique si chère à la Kabylie vont se transformer à des lieus de résistance islamique et du-coup toute la Kabylie qui va devenir Kaboul ou Afghanistan version Kabyle.

    Mes Frères et Sœurs je ne suis pas contre la religion musulmane, ni d’aucune autre religion, et je pense que chacun est libre de pratiquer la religion qu’il veut,,,,,,,,,,,Mais les islamistes à l’intérieur de nous Universités ,,Nonnnnnnnn,Nonnnnnnnnnn

    Attention

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