L’objectif d’un guide touristique, c’est de faire rêver pour donner envie de partir vers une destination. Le Petit Futé a réussi à faire le contraire : sa nouvelle édition Algérie ne se contente pas de répertorier les bonnes adresses. On y parle des principaux fléaux dont souffre le pays : la violence politique, la prostitution de masse, le statut subalterne réservé à la femme ou encore les atteintes aux libertés. Le quotidien El Watan a lancé la polémique le 24 août en dénonçant « une grave atteinte à l’image et à la destination Algérie ». Ce journal, relayé par Rue89.com (26 août) et Paris-Match (31 août) ont entretenu la polémique.
Au-delà des clichés bien réels mis en avant par ses détracteurs, le guide aborde frontalement des sujets de société comme l’insécurité routière (page 25), le Code de la famille et la tutelle imposée aux femmes (pages 103 à 105), la prostitution (p106), l’homosexualité (p107). A titre d’exemple, lorsqu’il aborde le thème de la surmortalité routière en Algérie, le guide pointe du doigt le non respect du code de la route et la corruption dans le domaine de l’acquisition du permis.

Ce livre a été sponsorisé par plusieurs organismes algériens du tourisme (Air Algérie, l’Office national du tourisme ou encore l’opérateur téléphonique Mobilis). L’affaire risque de leur faire une mauvaise publicité et ils risquent d’y réfléchir à deux fois avant de soutenir un nouveau guide.

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