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Le Niger, Areva, le tourisme et l'assistanatLe Niger, Areva, le tourisme et l’assistanat

vendredi 11 avril 2014, par Rezki Mammar

Le documentaire Agadez Tosham a été projeté à Paris. Ce film parle du Niger, une destination touristique victime de l’insécurité des pays voisins mais pas seulement.

Agadez est la principale ville du nord du Niger, en plein pays touareg. Cette région a beaucoup misé sur le tourisme. Le problème, c’est que la France déconseille cette destination à ses ressortissants, parce que plusieurs Etats voisins connaissent des conflits comme l’Azawad au nord du Mali, le terrorisme ou une instabilité politique. Le paradoxe, c’est que la France investit au Niger, pour extraire de l’uranium : une activité polluante qui ne sert pas pas du tout l’activité touristique et sans retombées sur la qualité de vie des habitants. Et en toile de fond se pose la question touarègue, un peuple qui habite une région riche en paysage et dont le sous-sol contient le fameux uranium.Dans le documentaire Agadez Tosham, ces sujets sont abordés sans complexe, souvent avec humour et ironie par des élus et des habitants. La voix off ne tire jamais de conclusion, elle accompagne juste la caméra dans la découverte d’un pays.

Ce film a été projeté le 10 avril à Paris. C’est la version raccourcie d’un premier documentaire sorti en 2012 mais qui était un peu trop aseptisé dans le propos. Normal, à l’époque il s’agissait de faire la promotion d’un festival de musique. Projeté à Paris le 10 avril dernier, dans le cadre des Jeudis rouges organisés par le Parti communiste français, le film a suscité un débat nourri. Un homme estime que le tourisme est trop souvent utilisé comme « une bouée de sauvetage » à la place d’un vrai développement. Beaucoup de spectateurs dénoncent la mainmise des grandes puissances sur l’économie africaine, notamment Areva. Cherifa Difella se demande quant à elle « combien de temps nous, les Africains, allons rester sous assistance ». La soirée a également permis de présenter Imane, une association française qui travaille au nord Niger en créant des écoles, des puits et des logements.

Commentaires

  • Bonsoir,
    Je me permets de rédiger un commentaire en qualité de mari de la réalisatrice, coorganisateur des jeudis rouges du PCF du 20è, co-animateur de la soirée et voix-off du film de Chérifa. Je trouve que l’article résume bien la problématique de la soirée-débat, très appréciée des participants. Il aurait peut-être pu préciser que le débat était animé par Nils Andersson, un grand ami des peuples qui ont souffert de la colonisation et souffrent encore aujourd’hui du post-colonialisme. Quant aux associations, s’il est vrai que Imane la vie nous a présenté quelques belles images de réalisations au Niger, une autre association, l’ADESAF (Aide au Développement Économique et Social de l’Afrique Francophone), était aussi présente (son président, son trésorier et un des principaux responsables de projet) qui comme Imane, a une démarche originale qui la distingue des ONG et ne bénéficie, comme Imane, d’aucune couverture médiatique.
    Merci encore pour cet article.
    Alain

  • Très intéressant. Nous épargne les clichés qui habituellement prolifèrent dans ce type de docu. Intervention trop brève d’Ibrahim Manzo Diallo. Précis, clair, sans fioriture pseudos culturelles, pas de " folklorisme ". Un évident respect des personnes interviewées. A voir.

  • Interessant c film et si vous le projetter au Niger et à ARLIT ?

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