Le Mak demande officiellement l’’autonomie pour la Kabylie
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Le Mouvement pour l’autonomie de ka Kabylie a officiellement adressé une demande de statut d’autonomie dans une lettre envoyée aux principales institutions de l’Etat algérien. Le texte dénonce le fossé entre la Kabylie et les autorités centrales accusées de perpétuer le modèle colonial. Ce document paraît au moment où le Mak célèbre son septième anniversaire. Voici un aperçu du contenu de la lettre.
Le Mak a choisi la localité d’Adekar, à mi-chemin entre Tizi Ouzou et Bgayet, les deux principales villes de Kabylie. Le 5 juin, une délégation du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie a envoyé un courrier aux institutions de l’Etat algérien : c’est à dire à la présidence, au gouvernement, aux deux chambre du Parlement et au Conseil constitutionnel. Une copie du document a été adressée aux principales organisations internationales : l’Onu, l’Union africaine, l’Union européenne, aux organisations de défense des droits de l’homme : FIDH, Amnesty Internetional ou encore à l’ancien président sud-africain Nelson Mandela.
Des partis kabyle désavoués
Dans la lettre, le Mak demande un statut d’autonomie pour la Kabylie. Le texte rappelle que « la question kabyle empoisonne le climat politique de l’Algérie » depuis le soulèvement armé de 1963 jusqu’au Printemps noir en passant par plusieurs décennies d’opposition. Il est fait mention du « problème de représentation du peuple kabyle », au passage, le Mak désavoue les partis politique kabyles « aux antipodes des aspirations de leur société et de leur peuple ».
L’Algérie, un espcace de ségrégation
L’Etat algérien n’est pas oublié, accusé d’être l’héritier de la France coloniale : « Il y a donc, linguistiquement et culturellement des super-Algériens et des infra-Algériens. La politique des « deux collèges » sur la base de l’identité culturelle tant décriée pendant la période coloniale est ainsi largement reconduite depuis 1962. Les Arabes sont en Algérie citoyens à part entière, les Amazighs en général et les Kabyles en particuliers sont des sous-citoyens. Ils sont tués, emprisonnés, torturés, surveillés, provoqués, insultés, rackettés et désignés à la vindicte nationale pour leur refus de l’arabisme et de l’islamisme, deux éléments qui sont pour le pouvoir la marque exclusive de l’identité algérienne. »
La référence aux grands textes internationaux
Le Mak en appelle à une reconnaissance du peuple kabyle et d’un statut d’autonomie, au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, un principe reconnus par des textes signés par l’Algérie. Le courrier conclue en proposant de passer par la voix du référendum : « Pour tout démocrate, le verdict des urnes est la seule façon de connaître la volonté d’un peuple ».
Le texte entier de la lettre figure sur le site du Mak