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La publicité abuse de l’argument écologique

samedi 9 décembre 2006, par Rezki Mammar

Présenter un produit comme écologique, cela fait vendre. Les publicitaires l’ont bien compris, au point qu’on assiste à une dérive quand cela concerne des véhicules polluants. L’Alliance pour la planète lance une campagne dans laquelle elle dénonce le blanchiement écologique. Le site de l’organisation publie un dossier et cherche à interpeller les candidats à l’élection présidentielle française.

L’Alliance pour la planète met le doigt sur une pratique qu’elle appelle le « blanchiement écologique », Le site Internet de l’organisation permet de comprendre de quoi il s’agit : « De plus en plus de publicités utilisent abusivement l’argument écologique pour vanter comme " bon pour l’environnement " des activités et des produits en réalité polluants ou dont le bilan écologique est négatif ». En anglais, on appelle cela le greenwashing. Les conséquences sont lourdes. D’une part, ce type de publicités trompe le consommateur, d’autre part cela réduit l’efficacité de nos efforts pour faire changer les habitudes de vie.
Parmi les pubs incrimlinées, beaucoup concernent des voitures dont on vante les qualités écologiques, c’est le cas de produits Grand Cherokee, Rover, Peugeot et autres Volvo. Pour les autres secteurs le dossier cite Total, France Télécom, Areva, Leroy Merlin, EDF et Suez comme adeptes du greenwashing.

L’utilisation des autochtones

Pour arriver à leurs fins, les marques utilisent de plus en plus souvent l’image des peuples premiers. Rezki.net avait déjà évoqué la question avec le cas du 4x4 Touareg de Volkswagen (article d’avril 2005). En mettant en avant le nom de ces populations (les Touaregs, les Cherokee et d’autres) les publicitaires cherchent à souligner l’hamonie avec la nature. Sauf que les personnes concernées ne sont pas consultées et ne touchent rien en échange. « Tout se passe comme si les membres des tribus autochtones n’étaient pas concernées par le droit international, qu’ils n’ont ni réputation à préserver, ni vie privée à défendre » constate L’Alliance pour la planète. On pourrait se demander pourquoi les organisations des droits de l’homme et de lutte contre le racisme ne s’intéressent pas à la question.
Dans sa campagne, L’Alliance montre que pour chaque exemple de blanchiement écologique le Bureau de vérification de la publicité aurait pu, aurait dû ne pas laisser passer. A quelques mois des élections présidentielles et législatives, un tel rappel n’est pas inutile.

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