rezki.net

Accueil > Politique > La Kabylie vue de France, à la Conférence Olivaint

La Kabylie vue de France, à la Conférence Olivaint

vendredi 10 novembre 2006, par Rezki Mammar

Le 18 octobre dernier, Ferhat Mehenni était l’invité d’un cercle de réflexion parisien pour une conférence sur la Kabylie vue de France. Le texte a circulé sur Internet, nous apportons ici un complément sur le déroulement de la rencontre.

La Conférence Olivaint est la plus ancienne association étudiante de France. Elle est à la fois un centre d’éducation et un lieu de réflexion politique. Les membres participent à des voyages, organisent un colloque annuel et invitent chaque semaine une personnalité à donner une conférence (des ministres, des chefs d’entreprises, des acteurs politiques). Le 18 octobre, c’était à Ferhat Mehenni de s’exprimer sur le thème de la Kabylie vue de France.
En guise d’introduction, deux membres de l’association se livrent à un excercice original de joute oratoire. Le jeu consiste en un débat entre deux personnes (ici Vincent et Frédéric). La question du jour est « La France a-t-elle encore le comportement d’une puissance coloniale ? » . L’un défend le oui, l’autre le non. Puis on inverse les rôles et chacun reprend le point de vue de son adversaire. La prestation est aussi captivante qu’enrichissante.
Puis vient la présentation de l’invité : Ferhat Mehenni, chanteur engagé et porte parole autonomiste, militant de la culture et de la langue berbère en Algérie.
Le conférence commence par un rappel de ce qu’est la mondialisation et aboutit au constate que la Kabylie « se trouve dans le lot de ces pays mal fagotés par la colonisation ». Ferhat enchaîne sur les malentendus historiques entre la France et la Kabylie. Pour les Kabyles, la colonisation française s’est traduite par une pertte de la souveraineté et une déstructuration sociale. Après l’indépendance, la Kabylie, fondue dans le reste de l’Algérie n’est plus un acteur du droit international et le malentendu persiste avec la France.
Dans un troisième point, Ferhat rappelle les atouts qui pourraient permettre une confiance mutuelle entre les deux rives. A commencer par la présence massive de Kabyles en France, ou la pratique de la langue de Molière : « la Kabyie est le territoire le plus francophone au monde, après le Québec » et d’autres convergences, comme l’adhésion aux principes de la démocratie et de laïcité.
Parmi les questions du public, une personne demande quel image les Kabyles ont de la France. Le conférencier répondu que si en Europe, il existe un rêve américain, alors on pouvait parler de rêve français en Kabylie. Pour un autre intervenant, la Kabylie pourrait jouer le rôle de « trait d’union «  entre l’Orient et l’Occident. Réponse de Ferhat : « C’est à l’ensemble de l’Afrique du Nord d’être ce trait ».

Le texte de la conférence est disponible sur le site du MAK et sur Afrique du Nord.com

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.