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Quand la France légitime la gouvernance islamiste en Afrique du NordQuand la France légitime la gouvernance islamiste en Afrique du Nord

dimanche 2 mars 2014, par Rezki Mammar

Le chercheur en géopolitique dénonce l’appellation « soldats musulmans » utilisée par les autorités françaises pour rendre hommage aux soldats nord africains mobilisés à l’époque coloniale. Pour Lagha Chegrouche, Paris et ses alliés veulent légitimer la mise sous tutelle de l’Afrique du Nord en passant par les élites islamistes.

En février dernier, François Hollande a inauguré une plaque commémorative à l’intérieur de la Mosquée de Paris. Le président français a voulu par ce geste honorer les « soldats musulmans » mobilisés durant les deux guerres mondiales. Lagha Chegrouche, spécialiste de l’Afrique du Nord, le lieu et le discours ne conviennent pas et il l’explique.

Cet entretien a été réalisé par Masin Ferkal, président de Tamazgha et publié en ligne le 1er mars.

Pour Lagha Chegrouche, l’arabisme (le nationalisme arabe) ne fonctionne plus comme moyen de gouvernement de l’Afrique du Nord. Pour maintenir leur influence, les grandes puissances ont recours à l’islamisme. L’islam politique permet lui aussi de gommer la berbérité.

« L’objectif pour moi n’est même pas électoral, il vise à légitimer les gouvernances islamiques en Afrique du Nord. »

Paris et ses alliés ont ainsi apporté leur caution au gouvernement islamiste au pouvoir au Maroc, à celui de Tunisie. Il reste l’Algérie où Lagha Chegrouche n’exclut pas " un gouvernement islamiste après les élections à Alger " pour achever une mise sous tutelle de la région.

« Cela participe à mon sens à ce que j’appelle la gouvernance sous tutelle, [...] permettre à des élites islamistes de gouverner par procuration pour le compte des grandes puissances. »

Lagha Chegrouche ajoute que le terme de « soldats musualmans » permet aussi de masquer la présence parmi ces hommes de Maltais, d’Espagnols et d’Italiens qui vivaient également au Maroc, en Algérie et en Tunisie et qui ont été mobilisés et tués au combats. Enfin, le chercheur estime qu’en honorant ces combattants dans l’enceinte de la Mosquée de Paris on les prive d’un hommage qui aurait dû avoir lieu dans un endroit officiel, par exemple à l’Arc de triomphe.

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