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La Finitude (La haine de soi)La Finitude (La haine de soi)

vendredi 6 juin 2014, par Rezki Mammar

Iris signe son troisième roman, qui nous raconte le destin de Tilelli, une jeune fille confrontée à un drame personnel.

Elle est meurtrie mais entière, docile mais libre, condamnée par une société patriarcale mais portée vers l’espoir. Tilelli, dont le nom signifie liberté en kabyle est la naïveté personnifiée, mais son destin bascule au détour d’un drame familial complexe, d’abord la longue maladie de la mère, le désespoir du père, puis l’irréparable : ce dernier rentre ivre abuse de sa fille. Cet inceste entraîne la perte de l’hymen, cette idole d’une société où la femme doit rester scellée. Tilelli se retrouve obligée de quitter le domicile familial pour se reconstruire. Le roman nous raconte cette quête passionnante vers la dignité, qui passe aussi par l’amour, celui d’un journaliste venu faire un reportage en Kabylie.

Sorti en mars dernier chez Edilivre, La finitude (La haine de soi) est le troisième roman d’Iris, le nom de plume de Mohand-Lyazid Chibout, après Traduire un silence et Amoureux-nés. On pourrait voir dans ce nouveau livre une parabole, dans laquelle l’héroïne incarne une Kabylie contemporaine tyrannisée dans sa chair mais résolument tournée vers la conquête de sa liberté, c’est aussi un roman psychologique et un récit initiatique.

La finitude (La haine de soi), par Iris. éditions Edilivre, mars 2014. 372 p. 25 €.

Commentaires

  • Dans une société où la culture musulmane est omniprésente ,on connaît ses ravages et ses tares qu’il faut souvent taire pour se donner bonne conscience. Hors ,ce n’est pas ainsi qu’il faut ce comporter mais bien au contraire. Ce livre ne pourra que bousculer les esprits cloîtrés et bienveillants.
    IL est bien je trouve de parler de thème aussi tabou. C’est ainsi que la société avancera en voyant ces frasques exposées en pleine lumière.

    Il doit être bien croustillant ce roman qui doit mêler réalité et fiction. Je me fera un plaisir à lire ce livre. Continuez à sonder tabous et les quiproquos de notre société en déconfiture qui tant besoin de votre miroir pour bien voir ses tares. Merci à l’auteur

  • Ouais c’est connu l’inceste en Kabylie c’est courant, c’est même une coutume, Qu’est ce qu’il ne faut pas inventer comme niaiserie ( parabole sur la liberté) pour dénigrer les Kabyles et la Kabylie, La quête de liberté on peux en faire une parabole à travers Un mariage contre son gré qui était courant à une époque mais non l’inceste et l’ivresse c’est plus revanchard pour cracher sur la Kabylie.

    • L’auteur n’a jamais prétendu que l’inceste est une règle, c’est un roman, une œuvre de fiction. Votre remarque pousse le raisonnement à l’extrême.

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