L’affaire Ameziane Mehenni piétine depuis quatre ans
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Ameziane Mehenni a été mortellement poignardé en 2004 en plein Paris. Quatre années ont passé sans que les assassins et leurs commanditaires n’aient été inquiétés. Le jeune homme assassiné n’est autre que le fils aîné de Ferhat, le chanteur kabyle engagé. Un rassemblement a lieu chaque année sur les lieux du crime pour exiger une enquête, cette année, la date est fixée au 15 juin.
Le lieu du regroupement est fixé à 14h30 au niveau du 100 boulevard Clichy au nord ouest de la capitale, sur le lieu de l’assassinat de Ameziane Mehenni. Cette rencontre symbolique, destiné à faire la lumière sur ce crime est organisée chaque année par l’AKMAM, l’Association Kabylie et mémoire Ameziane Mehenni. En 2006, le père de la victime, le chanteur et leader autonomiste Ferhat Mehenni avait adressé une lettre ouverte à Jacques Chirac pourqu’il relance l’enquête. Une nouvelle équipe a été nommée, mais la famille craint une impasse. Dans un communiqué, l’AKMAM explique ses craintes :
« Nous refusons le naufrage de cette enquête en dépit d’une certaine hiérarchie politique française complexée devant le régime sans scrupules d’Alger. Nous sommes conscients des limites de l’indépendance de la justice dans un pays où la raison d’État met toujours le couvercle sur les assassinats politiques commis sur son territoire. L’affaire Mecili, à laquelle pourrait ressembler, en plus sophistiquée, celle d’Améziane Mehenni, est là pour nous le démontrer »
L’affaire Ali Mecili ainsi évoquée concerne un avocat et opposant algérien abattu en avril 1987 à Paris et dont les proches dénoncent une complicité entre Paris et Alger.




