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L’Algérie ferme des écoles privées francophones

mardi 28 février 2006, par Rezki Mammar

L’État algérien a fait fermer quarante-deux écoles parce qu’elles n’enseignent pas la seule langue autorisée : l’arabe. Cette politique contre la " déviation linguistique ", comme l’appellent les autorités pourrait conduire à la fin de l’enseignement du français et retirer au berbère toute chance d’entrer un jour dans les classes.

« Toute institution privée qui n’accorde pas une priorité absolue à la langue arabe est appelée à disparaître ». L’arabisation de l’Algérie serait donc une prorité, plus importante que le problème du logement, et le développement économique. Pour Le Figaro, l’enseignement privé représente une centaine d’établissements et 25 000 élèves dans le pays. A la faveur de la transition dans les années 90, certains parents avaient profité des écoles privées pour échapper à l’arabisation de l’éducation. D’où un succès de ces établissement dans une région berbérophone comme la Kabylie.
Selon Arezki Aït-Larbi, auteur de l’article, la mouvance islamiste conservatrice, politiquement influente pousse à restaurer une école " arabo-islamique authentique ". Voilà qui rouvre le douloureux dossier linguistique.

Bouteflika ferme des écoles francophones (Le Figaro du 28 février 2005)
L’arabisation en Algérie

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