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L’Académie berbère : une conférence de Mohand Ouramdan Khacer

mercredi 8 juillet 2009, par Rezki Mammar

Elle n’a duré qu’une dizaine d’année, mais son influence est déterminante dans la diffusion du discours berbériste. L’Académie berbère a fonctionné à Paris dans la communauté kabyle. Les témoignages sur ce mouvement ne sont pas très répandus, aussi l’association Afafa de Roubaix organise le 11 juillet prochain une conférence sur l’Académie, autour de Mohend Ouramdan Khacer, qui en a été membre.

L’Académie berbère, de son vrai nom Agraw Imazighen a été fondée en 1967 en tant qu’association déclarée à la préfecture de Paris. En 1978, le mouvement est dissout par les autorités français, cédant aux pressions d’Alger. Entre temps, les militants de cette organisation ont contribué à une diffusion massive des idées berbéristes auprès de l’immigration kabyle et en Kabylie.

Cet épisode est connu des militants, mais uniquement à travers un livre. Le principal artisan du mouvement, Mohand Arav Bessaoud a publié De petits gens pour une grande cause (2000). Le 11 juillet prochain, c’est l’association Afafa de Roubaix qui invite Mohend Ouramadan Khacer [1], ancien militant de l’académie, devenu président d’Afus deg Fus. Voici le communiqué d’Afafa contenant les coordonnées de l’événement.

Compte rendu de la conférence (lien ajouté le 13 juillet 2009)


CONFERENCE DEBAT SUR « LA QUESTION AMAZIGH ET L’ACADEMIE BERBERE » Samedi, 11 juillet à partir de 15h00 Maison des Associations de Roubaix animée par Muhand Ouramdan Khacer, ancien membre de l’Académie berbère.

L’Académie berbère a été créée en 1966 à Paris autour de Mohand-Aârav Bessaoud par des intellectuels amazighs, essentiellement Kabyles. Cette association sera dissoute en 1978 suite à des pressions exercées par Alger sur les autorités françaises. L’Académie berbère avait été durant une dizaine d’années le pôle de référence de toute une génération de militants amazighs mobilisés pour la défense de leur identité contre l’idéologie arabo-islamo-intégriste. 

L’Académie berbère avait produit un discours intellectuel qui avait servi de support à la prise de conscience identitaire amazighe. Toute la génération du Printemps amazigh de 1980 lui doit sa sensibilité. L’Académie était aussi la championne de la défense de « tifinagh », l’écriture authentique amazighe.

Aujourd’hui, nous pouvons dire que cette Académie a accompli avec succès sa mission de sensibilisation et de promotion de la langue amazighe. Grâce à son travail, les Amazighs se sont forgés une identité commune qui s’étend de l’Egypte aux Iles Canaries, du Nord de l’Algérie jusqu’au sud du Niger.

Dans le but de rendre hommage aux pionniers de l’Académie berbère et de mettre la lumière sur son histoire méconnue, l’Association Amazigh AFAFA organise samedi 11 juillet à partir de 15h00, une conférence-débat sur le thème : « La question amazigh et l’Académie berbère » à la Maison des Association de Roubaix. 

La conférence sera animée par Mr Mohand Ouradmdan Khacer, ex-membre de l’Académie berbère et président de l’Association Afus deg ufus. Adresse : Maison des Association de Roubaix (MDA), 24 Place de la liberté. Métro : Station Eurotéléport (Ligne 2) Tramway : Terminus Roubaix. Pour tout contact et information : Email : associationafafa@yahoo.fr Tél : 06 66 50 01 53


[1Afafa écrit le prénom Muhand, mais la plupart du temps, il est orthographié Mohand

Messages

  • Azul fellawen, azul fell ak a Mohand.
    Ilha wayen akka i-txedmedh, acku xilla n Iqbayliyen ass-a ur d necfa yara i wegraw imazighen (Academie Berbere)ayen akk uzzelen imeghnasen n talit nni ak d Dda Mohend Aarav. Widak illan di lweqt nni, fkan-d ighallen d tmusni nsen, acku nekk lligh ak yidsen. llan s yismawen nsen aten id hesbegh:Idjekouane belkacem, Ould-Slimane Salem, Mestapha Aouchiche,Mustapha Bounabe,Aadi Slimane, Mouloud Guemghar, Berkouk Ahmed,Hammiche Mohend Saïd, Saïd Ait Ameur, Haifi Ramdane et d’autres dont j’ai oublies les noms. Tous ces jeunes gens à l’époque avaient moins de trente ans. Aujourd’hui, ils sont éparpillés un peu partout en région parisienne et d’autres sont rentres en Kabylie, mais ils continuent d’activer toujours jusqu’au triomphe de la cause berbère et apportent leur soutient aux militants en difficulté ; d’autres sont devenus écrivains en français et en tamazight. Les revues publiées depuis ces années sont conservées précieusement pour une publication prochaine ainsi que la machine en tifinagh. Dda Mohend et ces militants avaient réussi leur tâche, nous leur devons tous notre reconnaissance. Ils ont réussi également à lui bâtir une demeure dans un petit village Akaouech en Kabylie prés de Ouaguenoune. Les jeunes pouvent aller s’ils le veulent au "pèlerinage" pour visiter sa demeure éternelle. Bessoud Mohand Aarav et ces jeunes ont beaucoup donné, ce sont terriblement sacrifiés pour notre noble cause. Il est bien de se rappeler pour faire connaître cette période tres difficile où il est pas facile d’être amazigh. Dieu merci, avec leur combat et celui de tous les autres ensuite au pays, au MCB, la cause à terriblement progressée. Merci Mr Khaser M.Ouramdhane d’avoir parlé de cette periode au jeune generation puisque toi même tu en été temoins de cette periode. Par Avehri :

    Voir en ligne : L’Academie berbere : une conference de moand Ouramdan Khaser

  • Je ne voie pas Redjala m,barek et Ramdane

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