A compter du 1er décembre, Kabyle.com va cesser de se consacrer à l’actualité kabyle et berbère. Cette activité sera cédée à un autre site Kabylielibre.com créé cette année. Le portail a annoncé ce 22 novembre qu’il envisage de se recentrer sur les événements culturels et l’actualité de proximité. Stéphane Arrami, gérant et actionnaire majoritaire de Kabyle.com lance également un appel à de nouveaux investisseurs. En revanche, aucune précision n’a été fournie quant au sort de Bebere24 et Kabyle24, la télé et la radio en streaming liées à la société éditrice.
Tous ces changements sont liés à plusieurs affaires qui ont touché le site. L’équipe a du faire face à des poursuites en diffamation engagé contre elle par Mohamed Sadi, le patron de Berbère Télévision. Le portail a récemment fait les frais de la crise au sein du Congrès mondial amazigh. Le président de cette ONG a menacé le média de procès. Une troisième personne a failli saisir les tribunaux : l’ancienne rédactrice en chef de Kabyle.com, qui avait claqué la porte du site pour créer en 2005 Kabyles.com, devenu Kabyles.net, a révélé plusieurs contentieux, notamment financier entre elle et le fondateur.
Une interview retirée
Kabyle.com a été créé à la fin des années 90 et a connu ses heures de gloire en couvrant les événements du Printemps noir de 2001 avec les moyens que permettait Internet à cette époque. Plus récemment, un rédacteur audacieux, Zahir Boukhelifa a mené quelques interview de personnalités politiques, dont celle de Nicolas Sarkozy quelques mois avant son élection à la présidence. Comme souvent sur la toile kabyle, la plupart des collaborateurs sont bénévoles. Du coup, le site a utilisé un expédiant pas très professionnel mais répandu, qui consiste à reprendre des articles issus de la presse écrite : le dernier en date, consacré au chanteur Farid Ferragui a été pompé dans la Dépêche de Kabylie du 21 novembre.
Ces dernières années, la modération des commentaires est devenue un problème épineux. La violence de certains messages postés sous les articles a parfois amené la rédaction à céder au caprice des lecteurs. Un beau jour, l’interview d’une artiste-peintre kabyle a été retirée en catastrophe parce que plusieurs internautes n’appréciaient pas qu’elle peigne de la calligraphie arabe.






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