Is Nsul Nedder ? Trois pièces satiriques
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C’est sous un titre berbère, qui signifie « Sommes nous toujours en vie ? » que deux auteurs viennent de publier un recueil de pièces théâtrales. Dans ces œuvres, les animaux, ceux des contes amazighs reprennent du service pour brocarder le système politique d’un certain pays (ou de plusieurs) d’Afrique du Nord.
Omar Derouich est un poète et il a décidé de se mettre au théâtre, tout comme le journaliste et romancier Lhossain Azergui, déjà auteur de Aghrum n Ihaqqaren (Le Pain des Corbeaux). Ces deux écrivains viennent de publier Is Nsul Nedder ? (Sommes-nous toujours vivants ?) qui contient trois pièces qui plongent leurs racines dans l’humour du conte berbère pour mieux régler son compte au royaume marocain et à ses si proches voisins.
Qu’on en juge, dans Agellid n Udrar Imedzen (Le Roi de la montagne heureuse) les chacals, qui en ont vu d’autres ont maille à partir avec un roi despotique. Qui du tyran ou des charognards aura le dernier mot, la réponse se trouve au terme de cette œuvre signée Lhoussain Azergui.

La deuxième pièce, sous la plume de Omar Derouicj est moins allégorique, plus directe, elle s’intitule Dda Mussu et Dda Dabu (Mouvement et pouvoir). Ici, il est question du pouvoir, acquis aux intérêts de la civilisation arabe et qui cherche par tous les moyens à anéantir un peuple composé de Berbères. La troisième pièce Tigret n Mkerdul (Le Champs de la souffrance) met en scène les Berbères menacés d’expropriation sur leurs terres. Dans ce texte, la souffrance commence par le fait de ne pas pouvoir mettre des mots derrière sa propre tragédie, c’est le récit d’un pari presqu’impossible à tenir : survivre.
Le livre est illustré par les calligraphies de Muhand Amezyan, il est diffusé aux Editions berbères à Paris, par Afafa à Roubaix et Times (hemmu telenet.be) à Bruxelles.
Is Nsul Nedder ? – Sommes-nous toujours en vie ? De Lhu Azergui et Σumar Derwic, Paris 010, 74 pages, 8 euros
