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« Au moment où les citoyens des villages de Haute‑Kabylie luttaient seuls pour leur survie sous la tempête, les pouvoirs publics locaux nous ont abandonnés, un Conseil des ministres s’est tenu sans souffler mot de notre situation qui touchait pourtant de nombreuses régions du pays, puis, la meilleure de toutes, on nous envoie des SMS pour nous demander de voter et, cerise sur le gâteau, le président de la République ne s’est pas contenté d’occulter la détresse du peuple dont il a d’ailleurs de tout temps ignoré l’existence, mais il a même poussé le bouchon plus loin, en convoquant le corps électoral en pleine catastrophe », nous dira Nassim, un autre jeune d’Iferhounène, pour justifier son acte.
Des centaines de personnes ont brûlé leur carte d’électeur. L’unes d’elles, un quinquagénaire, explique : « nous ne sommes ni du bétail ni les sujets d’un roi, mais des citoyens suffisamment conscients pour sanctionner, comme on peut, un pouvoir qui n’a de préoccupation que sa survie ».
Dans la commune d’Aït Boumahdi, dans la daïra des Ouacifs, à une cinquantaine de kilomètres au sud‑est de la ville de Tizi Ouzou, des citoyens ont, selon des sources locales, chassé une équipe de l’ENTV venue filmer des scènes de distribution de maigres aides alimentaires acheminées par la direction de l’action sociale de la wilaya de Tizi Ouzou.
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