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Homosexualité en Tunisie, les ONG face à l’article 230

dimanche 4 octobre 2015, par Rezki Mammar

Après la condamnation d’un jeune homosexuel à un an de prison, plusieurs ONG et associations réclament l’abolition de cet article du code pénal.

Tout a commencé début septembre lors d’une enquête liée à un meurtre. La police tunisienne arrête un jeune homme de 22 ans. Les policiers pratiquent une fouille du téléphone de cette personne, ils trouvent des messages échangés avec d’autres hommes. L’affaire prend alors une autre tournure, celle d’une dossier lié à l’homosexualité. En Tunisie, les relations entre hommes sont passible de prison, en vertu de l’article 230 du code pénal. Le jeune a été jugé et condamné à un an de prison ferme le 28 septembre à Sousse.

Plusieurs ONG dénoncent le comportement de la police tunisienne. Ces organisations reprochent aux forces de l’ordre d’avoir pratiqué un exman anal sur le jeune homme. Les ONG demandent également aux autorités d’abroger l’article 230 du code pénal.

« La sodomie, si elle ne rentre dans aucun des cas prévus aux articles précédents, est punie de l’emprisonnement pendant trois ans. »

Les ONG estiment que ce texte remet en cause l’article 21 de la Constitution qui proclame l’égalité des citoyens. Le verdict prononcé à Sousse a poussé plusieurs associations à ouvrir ouvertement le débat sur la dépénalisation de l’homosexualité. L’organisation Shams (Le Soleil en arabe) a ainsi tenu sa première réunion publique pour dénoncer une réforme du code pénal.

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