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Grand Aurès, d’une Dihya à l’autre

dimanche 7 juin 2009, par Rezki Mammar

Les organisateurs voulaient faire connaître les Aurès, sa musique et replacer le combat linguisitique et culturel des Chaouis dans un contexte berbère nord africain. Le temps d’une après midi, le public a pu côtoyer deux femmes du nom de Dihya : l’une a combattu les envahisseurs arabes au VIIème siècle et l’autre est une grande chanteuse qui a ému la salle.

Nous annoncions récemment une nouvelle association baptisée Grand Aurès, en réalité, c’est l’événement qui porte ce nom. Cette rencontre a eu lieu à l’Espace B, un bar situé au nord-est de Paris le 31 mai dernier. Pendant toute une après midi, les organisateurs, une association chaouie parisienne ont tenté de faire connaître le combat identitaire des Aurès, une région berbérophone de l’est algérien. Plusieurs intervenants ont évoqué la répression de T’kout en 2004, ainsi que d’autres épisodes de l’histoire chaouie.

Dihya, accompagnée à la guitare par Besâa

Les animateurs ont invité un public arabophone et berbérophone d’un peu partout. C’est le cas notamment des chanteuses kabyles Nora Naït Brahim, et Djamila, qui ont fait une brève apparition sur scène et de l’opposant algérien Rachid Ali Yahia, partisan du fédéralisme, qui a pris la parole pour dire son émotion de voir des Berbères réunis. D’autres invités ne sont pas intervenus mais ont suivi la rencontre avec intérêt, comme Nafa Kirèche et Arezki Bakir, les deux fondateurs de l’Association des Kabyles de France ou encore l’écrivain Youssef Zirem.

Sur scène, Amirouche Ighounam et Besâa et une femme très attendue. Le moment le plus marquant de cette après midi, c’est précisément l’apparition de la chanteuse Dihya et dont le pseudonyme est directement lié à une figure très célèbre du même nom, qui a combattu les armées Arabes au VIIème siècle et souvent appelée Kahina. L’artiste est considérée comme la figure marquante de la scène aurésienne moderne. Dihya a chanté l’un de ses titres phare Kkerd kkerd a yelli (Lève-toi ma fille), une hymne à la résistance linguistique et politique qui a été repris par le public, même par ceux qui l’ont entendu pour la première fois. La chanteuse a ensuite quitté la salle serrant un bouquet de fleurs sous les applaudissements du public.

Messages

  • malheureusement cette fois je n’ai pu assister à cette rencontre, j’étais dans les aurès pour le 5ème voyage solidaire et culturel de l’association A.KT. Je serais présente pour les futurs manifestations de cette nouvelle association chawie parisienne.

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