Djo-Art ne peint pas des femmes, elle donne vie à des formes qui bougent, qui évoquent la sensualité, le mouvement. « Je préfère suggérer la femme que de tout dire » déclare la peintre à qui nous avons rendu visite dans son atelier près de Paris. Cette évocation passe notamment par l’usage de la calligraphie arabe, berbère, persane ou par les idéogrammes. Devant nous, quelques unes des toiles qui seront exposées du 12 au 23 avril à Paris. Ces œuvres récentes que nous voyons pour la première fois reflètent le cheminement dans le travail de l’artiste. Globalement, l’univers de Djo-Art a évolué vers des couleurs plus vives, des lignes plus claires et une plus grande densité. « Il y a un peu plus d’un an, j’ai commencé une collection en noir et blanc qui a continué avec la peinture », explique l’artiste. Cette collection a pour nom Le Chant des cieux, dans laquelle la peintre s’élève, prend de la hauteur. D’où la sensation de volume, dans la mesure où le pinceau a cherché représenter les trois dimension de l’espace. Le volume, c’est aussi la présence de la musique, celle que l’artiste écoute pour s’élever et qui donne le mouvement et le tempo aux toiles (comme-ci-dessous, Le Chant de la sirène).

Signalons aussi que Djo-Art est l’auteur de poèmes, qu’elle lit ses textes en public. Un jour, dans une soirée, nous avons vu un groupe de femmes éclater en larmes en écoutant justement un de ces poèmes, initulé Le Rebelle et consacré au chanteur kabyle Matoub Lounès.
Exposition : Le Chant des cieux, du 12 au 23 avril au Centre culturel égyptien, 11 boulevard Saint-Michel à Paris
Une Encyclopédie des poètes algériens de langue française signé El Hadj Tahar est paru chez Dalimen mais disponible uniquement en Algérie. DjoArt y est référencée à côté de nombreux autres auteurs.
Do-Art.com le site de l’artiste

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