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Delanoë et les Berbères, à quand le grand amour ?

lundi 22 janvier 2007, par Rezki Mammar

La ville de Paris a célébré le nouvel an berbère à l’Hôtel de ville pour la deuxième fois. A cette occasion, le maire a tenu un discours très politique dans lequel il a dénoncé l’absence des associations proches de la droite. L’occasion aussi de faire miroiter à l’assistance quelques promesses. Bertand Delanoë aime les Berbères, mais rien ne filtre de cette soirée, même pas sur le site Internet de la ville.

Vendredi 12 janvier au soir, à l’heure dîte, la rue Lobeau grouille de monde. Entre invités de la soirée du nouvel an berbère, on forme des groupes avant de franchir le portail de sécurité. La première surprise se trouve le long de l’escalier : cette année les organisateurs ont embauché des hôtesses d’accueil vêtues de robes kabyles, elles ont pour mission de souhaiter la bienvenue aux invités. Pour les uns, c’est du folklore mal placé, pour les autres, c’est une bonne occasion de prendre des photos en famille.
A l’étage, le groupe Idebbalen acueille les premiers venus. La foule se presse vers la grande salle au pied d’un grand portrait de Kateb Yacine.

Discours de Bertrand Delanoë

Bertand Delanoë prend la parole. " J’ai voulu ce moment de rencontre, ce moment de convivialité, ce moment de respect et d’amitié. Vous êtes là et j’en suis heureux et pour moi il n’y a pas de distinction entre vous tous et même ceux qui ne sont pas là ". C’est la première allusion du maire de Paris à ceux qui ne sont pas là. La Coordination des Berbères de France a en effet choisi de fêter Yennayer au même moment à la mairie du 17ème dans la circonscription de François de Panafieu (principale figure de l’opposition dans la capitale). Mais écoutons la suite du discours :
" Tous sont les bienvenus ici et j’invite chaleureusement les Berbères de Paris au-delà de toutes les différences à être présents et l’année prochaine.pour ceux qui ne sont pas venus cette année au-delà des arrières-pensées mesquines ". Un peu plus loin, il ajoute " Ici, ce n’est pas la maison d"un parti, ni même d"un homme. C"est la maison des citoyens avec toutes leurs différences ".

Une rue ou une place en 2007

Paris est la troisième ville berbère du monde, une réalité que Bertrand Delanoë aime rappeler de temps en temps. Les applaudissements fusent. La salle est prête à entendre les promesses. Une nouvelle fois, le maire a proposé de donner le nom d’une personnalité berbère à une rue ou une place parisienne et cela " dans le courant de l’année 2007 ". Aucune précision, il cite les noms de Matoub, de Idir. On n’en sait pas plus, D’ailleurs aucune promotion n’a été mise en œuvre pour cette soirée en dehors de celle faîte par les associations. Le site Paris.fr ne mentionne pas la célébration de Yennayer (ni celui de cette année, ni le précédent). De sources associative, nous avons également appris que la ville n’était pas très motivée pour organiser Yennayer.

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