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Brahim Lasri libère le roman amazigh

jeudi 1er janvier 2009, par Rezki Mammar

Un roman d’expression amazighe (berbère), paru récemment au Maroc jette un pavé dans la mare. L’auteur y raconte l’histoire d’une jeune fille obligée de fuir parce qu’elle est enceinte hors mariage. La sexualité est abordée sans tabou et dans la langue de tous les jours, ce qui est une nouveauté.

La sexualité n’est pas absente de la littérature berbère traditionnelle. Il existe toute une tradition consistant à créer des œuvres à caractère érotique transmises en petit comité, soit entre femmes, soit entre hommes. Mais un peu comme dans les histoires drôles, le ou les auteurs restent anonymes. Comme chacun sait, la société amazighe est tolérante à l’égard de la sexualité, à condition de ne jamais aborder le sujet en présence des deux sexes réunis en public.

« Un sujet tabou dans une langue tabou »

Un roman vient d’ouvrir une brèche dans cette tradition morale villageoise. Ajawwen n tayri qu’on peut traduire par « Les Sirrocos de l’amour » est écrit en tachelhit (la langue parlée dans la partie sud du Maroc). Brahim Lasri y raconte l’existence d’une jeune fille, sa vie sexuelle et les conséquences d’une grossesse hors mariage. Nous n’avons pas lu cette œuvre, elle nous a été signalée lors d’une réunion interne de l’association littéraire Club Adlis. Un article devrait paraître prochainement sur Internet pour présenter le livre et expliquer qu’il traite d’« un sujet tabou dans une langue tabou » à savoir la sexualité en berbère. Le roman innove également en sortant du cadre rural traditionnel : ici il est question de célibataires, de personnages qui évoluent dans la ville marocaine moderne.
Brahim Lasri est un fin connaisseur de la littérature amazighe, il est connu pour avoir été l’un des animateurs du portail culturel Mondeberbere.com.

Messages

  • Azul felicitation
    c’est ce genre de creation qui vont faire vivre tamazight.
    On doit y regoler avec publier d e s arlequin, des textes sacrés, des blagues et des films erotiquesd ans notre langue : C’est ce qui va la faire vivre.
    Mohand

    • Que du bruit sur la présence de page obscènes dans le roman. je viens de lire une partie, c’est loin d’être de la pornographie.
      Toutefois, le sujet est très interessant, rien que parcequ’il rompe le silence sur la condition de la femmes dans les sociétés traditionnelles. Le thème de la verginité, du tourisme sexuel et de la culpabilité face à la grossesse.

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