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Brahim Izri, un pont entre les cultures

mardi 27 février 2007, par Rezki Mammar

Le Collectif des sans papiers kabyles a organisé ce 25 férier une après midi d’activités en mémoire au chanteur Brahim Izri disparu en 2005. Au programme une pièce de Mohya, un concert et le témoignages de plusieurs personnalités dont l’ancien directeur du Matin Mohamed Beznchicou. La rencontre se tenait dans une étrange atmosphère noircie par l’assassinat la veille de Ramdane Haïfi.

Les organisateurs attendaient 150 personnes, au total plus de 200 sont venues. Parmi eux des personnalités et des anonymes, venus seuls ou en famille au 21 ter rue Voltaire à Paris.
Près de l’accueil, la galerie Tamurt tient une exposition de livres et d’ouvrages d’artiisanat. Dans une pièce, plusieurs dizaines de photographies de Brahim Izri, chanteur emporté par une longue maladie en janvier 2005.
Dans la salle principale, un écran diffuse des archives audiovisuelles de l’artiste. A seize heures, la troupe Iguelilene a interprêté a joué Mohend Ucaaban, l’une des plus célèbres des pièces de Mohya.

Kamila, Hamid Salmi, Hacène Hirèche, Ahcène Zahraoui (sociologue) et Amar Si Hadj Mohand

La salle qui compte quelques 130 places assises peine à contenir une foule de plus en plus nombreuse. Dans le public, plusieurs responsables associatifs dont Kamel SaIdi de Tikli (une association étudiante de Paris VIII), Farida Dounadi du Collectif amazigh de Bobigny ou encore Bélaïd Haddouche de l’Association des Franco-Berbères de Levallois.

Mohamed Benchicou, invité surprise

Venus rendre hommage au chanteur Brahim Izri, beaucoup onr appris la mort d’une autre grande figure kabyle assassinée la veille à Paris. Ramdane Haïfi était membre de l’Académie berbère, une organisation pionnière de l’opposition amazighe (voir notre article). Du coup cette perte vient raviver l’absence de Brahim Izri mais aussi de l’écrivain et dramaturge Mohya, Mouloud Mameri ou encore Matoub Lounès.

Mohamed Benchicou

Plusieurs personnes ont pris la parole, pour rendre hommage à Brahim Izri, mais aussi à Dda Ramdane Haïfi, Le Collectif des sans papiers kabyles (CSPK) organisateur de la rencontre est né en 2001, son porte-parole, Amar Si Hadj Mohand annonce la présence du journaliste Mohamed Benchicou. L’ancien directeur du quotidien algérien Le Matin, emprisonné dans les géoles algériennes de 2004 à 2006 est assis au premier rang. Le journaliste se souvient que durant sa détention, Brahim Izri avait publié un texte pour sa libération. Le chanteur avait également mobilisé la scène kabyle lors de l’arrestation des membres du mouvement citoyens à la suite du la répression du Printemps noir de 2001.

Aldjia entonne un poème

Brahim Izri, un passeur

Pour Hacène Hirèche, enseignant de berbère à Paris VIII " avec Brahim, on peut s’engueuler et repartir comme amis ". Parmi les témoignages, celui d’un ancien sans papiers : il avait rendez-vous le lendemain à la préfecture et craignait de se faire arrêter : Brahim Izri lui a donné son numéro de téléphone à appeler en cas de problème. Kamila, chanteuse et amie de l’artiste parle d’un " passeur " qui voulait unir les différentes cultures. L’ethnopsychiatre Hamid Salmi a ému la salle en parlant à Brahim Izri à la deuxième personne du singulier comme à quelqu’un présent dans la salle.

Farid, animateur de Galaxie berbère sur BRTV

Les chanteuses Nora et Aldjia ont récité des poèmes, L’avocat Maître Bozetine, les musiciens, Kamel Hamadi, Lakhdar Sennan ont pris la parole, de même que Fatiha Benchicou, l’épouse du directeur du Matin, qui n’a pu retenir ses larmes en évoquant Brahim izri.
Après avoir dégusté un plat de Ameqful (couscours aux légumes verts à l’huile d’olive) les invités ont pu suivre une soirée musicale avec notamment Ali Amran.

Ali Amran

Messages

  • Ur lligh amaken lligh... (J’étais absent mais solidairement présent.)

    Merci i Rezki pour ce résumé émouvant. J’imagine bien l’atmosphère en présence de ces têtes et coeurs penseurs présents dans la salle.

    Un grand bravo à tous ceux et celles qui ont répondu à l’appel et qui ont rendu hommage à tous ces Brahim" (Dda lmouloud, Matoub...) qui ont enrichi le patrimoine des ancêtres.

    un Merci particulier à Amar et à tous ceux qui l’ont épaulé durant toute la préparation de cet événement exceptionnel.

    H. de Paris.

    N.B : D’après les organisateurs, il y aurait un milliers de personnes qui ont répondu présents.

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