Comme prévu, les parlementaires algériens ont ratifié les modifications apportées à la Constitution. Le texte adopté à une écrasante majorité ce 12 novembre permettra au président de rester au pouvoir sans limite de mandats. Autre changement, le chef du gouvernement ne sera plus forcément issu de la majorité parlementaire : il sera désormais appelé « premier ministre » et placé sous le contrôle du chef de l’Etat.
Lors du vote, 500 élus ont voté pour cette révision, 21 contre et 8 se sont abstenus. Seul un parti kabyle, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) s’est opposé à la réforme constitutionnelle.
Dans une déclaration publiée sur Kabyle.com, les Aârchs ont dénoncé cette révision . Depuis Tizi Ouzou les délégués estiment qu’« il s’agit, à travers cette révision antidémocratique, de couvrir les inepties politico-juridiques antérieurs et de justifier celles encore plus monstrueuses que nous réserve un système islamo-arabo-conservateur moyenâgeux vivant de la violence, du terrorisme, de la corruption et de la rente pétrolière, à l’abri complice mais fragile des intérêts des puissantes multinationales, dévoreuses des richesses des peuples sous oppression nationale et internationale. »

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