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Un meeting de Sellal annulé à Vgayet

samedi 5 avril 2014, par Karim Tilmatine

Des manifestants nombreux ont réussi à empêcher le directeur de campagne du président Bouteflika d’animer un meeting dans la ville de Hammadites.

C’est un coup dur pour le régime algérien. Abdelmalek Sellal, le bras droit du président a été obligé d’annuler son intervention 5 avril à Vgayet (Béjaïa en arabe). Le directeur de campagne du candidat sortant Abdelaziz Bouteflika avait prévu de tenir un meeting à la Maison de la culture Taos Amrouche. Il faut préciser que le chef de l’Etat ne fait pas campagne lui-même et se fait représenter par ses principaux lieutenants. Dans la salle, le public a été soigneusement trié et les organisateurs ont fait appel à des employés de l’Etat pour venir applaudir l’orateur. En réaction, des manifestants ont occupé le quartier pendant la matinée. La police s’est retrouvée débordée.

Dehors, des manifestants brandissent des pancartes où est inscrit « Dégage Boutef », certains arrachent les barrières de sécurité et parviennent à entrer dans le bâtiment en criant « pouvoir assassin » selon le récit de Hadjer Guananfa, journaliste à TSA Algerie qui se trouve coincée à l’intérieur de la salle, avec la presse et les organisateurs. A la mi-journée, Abdelmalek Sellal décide d’annuler son intervention.

Dans l’après midi, la tension monte, les forces de l’ordre tentent de disperser les manifestants qui continuent d’encercler la Maison de la culture, en vain. En fin d’après midi, le bâtiment a été pris d’assaut et incendié, sans que l’on ne sache si c’est l’œuvre des manifestants ou d’agents des forces de l’ordre pour accuser la population. Quant à Abdelmalek Sellal, il a dû gagner l’aéroport pour rentrer à Alger.

Commentaires

  • Comme à l’accoutumée, le DRS actionne ses réseaux pour plonger la Kabylie dans une spirale de violence propice à l’exacerbation des haines, à la manipulation des passions, à la multiplication des éléments de division et à l’instrumentalisation de la colère légitime des populations, et ce dans le but de réunir les conditions d’une répression féroce de toute manifestation pacifique et frapper de terreur les citoyens.

    Le Mzab, les Aurès, et rebelote en Kabylie ! A quoi s’ajoutent les insultes et provocations directes des Généraux Yala et Benhadid, de Sellal, Benyounes et autres chiens de garde, les intimidations, les menaces, la création et la gestion de troubles par des groupes encadrés par des éléments de la Police politique, le DRS.

    Après le Mzab et les Aurès, la Kabylie est secouée par cette surenchère de la violence. Ce choix est loin d’être fortuit. Il s’agit de canaliser la colère des habitants de ces trois régions hautement importantes dans l’histoire du pays, et les enroler dans les luttes de façade organisées par les tenants du statu quo pour meubler le vide entourant une échéance électorale qui relève du burlesque.

    Ainsi, les auteurs du « terrorisme pédagogique » (du DRS s’entend) et de la corruption à grande échelle visent à amener les citoyens à accepter le fait accompli de la réduction de la mascarade du 17 avril prochain à une simple formalité de maintien du Régime militaire.

    Aussi, offrent-ils aux chancelleries étrangères l’image d’un système garant de la stabilité du pays et, en conséquence, de l’espace méditerranéen.

    L’Etat-DRS est l’unique responsable de cette situation dont seuls les citoyens sont victimes.

    Il importe de déjouer toutes ces manipulations et provocations du DRS !

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