mercredi 31 mai 2006, par rezki
Côté vers, des chroniques étirées comme les dunes du Sahara, rugueuses comme les massifs de l’Aurès et du Djurdjura. Atanane [1] raconte les maux d’un peuple maudit, condamné à subir les pires outrages. Il s’agit bien sûr d’Imazighen, les Berbères : amnésiques, abandonnés et tourmentés. Osons citer le poète sans dévoiler le fond (le site est protégé par le copyright).
La Poésie sera mon refuge,
Ma cellule de pénitent,
Mon antre de folie,
Mon inexpugnable paradis.
Voilà qui résume un peu la démarche de notre troubadour. Bien sûr, Atanane ne se prétend pas Si Mohand (l’inimitable poète kabyle dont on fête le centenaire) mais un artiste en ligne, également dessinateur. Sur les planches, on croise un président iranien délirant, un Berbère allongé sur une table d’opération pour y subir une " arabisation totale ". D’autres compositions montrent que nous avons également affaire à un peintre. Là encore, nous sommes tiraillés entre le désir de faire connaître l’artiste et la nécessité de ne pas tout dévoiler de son blog. Une adresse à mettre dans ses favoris.
[1] Atanane, cela a-t-il un rapport avec At Aanan (Aït Anane), commune de At Zmenzer (Beni Zmenzer) près de Tizi Ouzou ? La réponse a été donnée en commentaire ci-dessous.