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Arezki Bakir fait état de menaces

vendredi 11 novembre 2011, par Nadia Mechiche

Des menaces contre un ancien cadre du MAK, quelques erreurs commise par Encyclopaedia Universalis sur Matoub Lounès et le regard biaisé du film La Source des femmes, ce sont les points que nous traitons dans nos brèves aujourd’hui.

Arezki Bakir le co fondateur de l’Association des Kabyles de France déclare avoir reçu des menaces de mort par téléphone. Le 8 novembre, le jeune militant raconte sur son blog avoir été contacté au téléphone par un homme qui veut lui régler son compte et lui faire payer ses « frasques ». Arezki Bakir dit avoir reconnu la voix d’un ancien président du MAK France et que « son nom est désormais connu de mon entourage et des services de police ».
Ancien cadre du même MAK France, Arezki Bakir a quitté le mouvement autonomiste de Ferhat Mehenni pour fonder en 2008 l’Association des Kabyles de France (ASKAF) avec son camarade Nafa Kirèche. D’abord critiques par rapport au MAK, les deux militants finissent par se réconcilier avec le tout nouveau Gouvernement provisoire kabyle (GPK) créé en juin 2010. L’ASKAF et le GPK ont d’abord travaillé ensemble, notamment pour commémorer le 17 octobre 1961, Arezki Bakir a même été pressenti pour être candidat à la présidentielle française de 2012 en tant que Français d’origine kabyle. Mais les relations se sont distendues, l’ASKAF a notamment été absente de la dernière commémoration du 17 octobre 1961.

Universalis se plante sur Matoub

A en croire Encyopaedia Universalis, Matoub Lounès était un « chanteur de raï berbère ». Le site Tamurt.info a relevé cette erreur le 22 octobre dernier. Il ne s’agit pas de la seule inexactitude, puisque le même encyclopédie écrit que l’artiste a été assassiné « vraisemblablement par un commando d’intégristes » ce qui correspond plus à la thèse officielle des autorités algériennes souvent pointées du doigt pour l’élimination des personnalités gênantes. L’encyclopédie a fait machine arrière, le 2 novembre Tamurt.info publie le mail de Louis Lecomte, directeur du développement éditorial d’Encyclopaedia Universalis présente ses excuses pour avoir parlé de chanteur de raï. Le site donne un lien vers la notice de Matoub Lounès revue et corrigée, qui continue à propager la thèse de l’assassinat par les islamistes.

La Source des femmes, les Berbères passés au karcher

Le film voulait s’attaquer à un problème réel, raconter comment des femmes ont recours à la grève du sexe pour exiger de ne plus avoir à porter l’eau. La Source des femmes est sorti le 2 novembre en France. Seulement voilà, le film a été tourné en Afrique du Nord, dans un village typiquement berbère comme l’attestent les costumes, les toilettes des femmes, alors que les personnages parlent... en arabe. Le réalisateur a été jusqu’à aire apprendre aux acteurs l’arabe dialectal marocain Au Field de la nuit du 31 octobre sur TF1.]]. Le cinéma nous a habitués à cacher les Berbères et à les déguiser. Plus sites dénoncent ce film, de même que le Gouvernement provisoire kabyle qui parle le « détournement d’image culturelles amazighes pour les attribuer à la culture arabe » dans un communiqué en date du 30 octobre.

Messages

  • Un classique despersonnages en mal de reconnaissance, sans aura, ni charisme ! C’est bien ça le but de l’invocation d’une prétendue menace, d’un danger,etc. C’st de la matyrologie ! Cequi ne marche pas toujours, car l’opinion ne pert pas toujoursla vigilence. Ferhat avait invoqué pareil menace, dans le sillage de Boumedienne avec les faux attentats !

    Non, Bakir ! Là c’est un mensonge ! Tu veuxconstruire une image ! Mais ça ne pasera pas !

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