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Alger, Boumerdes, les Kabyles face à l’arabisation

jeudi 2 août 2012, par Rezki Mammar

L’une est la capitale de l’Algérie, l’autre est proche de la Kabylie. Ces deux villes abritent de nombreux kabylophones, qui pratiquent tant bien que mal leur langue. Voici le cas de deux familles où le kabyle a connu un sort différent.

Nous poursuivons notre série de reportages d’été, cette fois-ci nous nous penchons sur le sort de la langue kabyle dans les villes situées en périphérie de la Kabylie.

Les Alouine vivent à Alger, les Haroun à Boumerdes. Ces deux familles illustrent à peu près la situation des kabylophones partis de leur village pour s’intaller en ville. Dans l’univers urbain les uns et les autres côtoient une autre langue, l’arabe. Nous avons voulu savoir comment ils maintiennent et transmettent le kabyle dans leur environnement. Pour préserver l’anonymat des personnes concernées nous les appelons Alouine et Haroun, qui ne sont pas leurs vrais noms.

Le kabyle était interdit dans la rue

Prenons Alger par exemple, la capitale algérienne s’est développée avec l’apport d’un fort peuplement kabyle. Normal, la ville blanche est voisine de la Kabylie, Tizi Ouzou est à moins de 100 kilomètres. Dans les premières décennies de l’après indépendance, parler kabyle dans les rues d’Alger comportait des risques et pouvait conduire au commissariat. « On arrêtait des gens uniquement parce qu’ils portaient le ividi » (le burnous kabyle) raconte un fonctionnaire.
Chez les Alouine, on sait que la kabylophonie revient de loin. Dans cette famille, le père et la mère sont originaires de Haute-Kabylie, le couple a trois fille et un fils. Les enfants perpétuent la langue maternelle, en tout cas ils tiennent tant bien que mal une conversation. L’une des filles résume la situation : « Nous sommes Kabyles, on parle kabyle... » elle hésite puis ajoute ironiquement « On parle aussi l’arabe ».

KO en trois générations

La mère a appris les rudiments de la langue d’Ait Menguellet à ses rejetons. Le fait d’avoir des oncles et des tantes algérois a permis de pratiquer un peu. Là où les choses se corsent c’est qu’avec l’école, les copains, une coupure s’est produite entre la maison et l’extérieur. Résultat, les adultes parlent en kabyle entre eux, la deuxième génération ne le fait qu’en présence des parents. L’une des filles a épousé un Algérois d’origine kabyle et vit en France, le couple communique en arabe. Une autre a épousé un immigré kabylophone, ils échangent parfois en kabyle, parfois en français. Actuellement chez les Alouine la troisième génération ne comprend pas un mot de berbère. Les adultes admettent le problème, sans s’attarder sur le sujet.

Le rôle du lien familial

Dans l’autre famille la situation est plus contrastée. Les Haroun vivent à Boumerdes. Dans les années 1970 l’Etat a érigé cette ville comme préfecture d’un nouveau département située entre Alger et la Kabylie, une sorte de zone tampon où la berbérophonie est diluée dans un univers arabophone. Là encore même schéma, le père et la mère sont d’origine rurale, l’installation en ville s’est accompagnée d’une ascension sociale. La différence notable, c’est que les enfants ont un niveau de kabyle correct. Deux des trois fils se débrouillent bien, leur langage est parfois recherché, ils comprennent Matoub et saisissent les nuances. Le plus petit a mis plus de temps à se mettre au berbère, désormais il le comprend et sait entretenir une conversation. Dans la famille on utilise aussi l’arabe, même entre adultes. La différence, c’est que les Haroun maintiennent des relations étroites avec la famille restée au village, on lui rend visite le week end et des cousins viennent passer les vacances à Boumerdes en retour. Reste à savoir comment se comportera la troisième génération. L’aîné a eu un jour cette phrase : « Mes enfants ? Je vous les enverrai au village... ».

Commentaires

  • Langue d’Ait Menguellet ? C’est Voltaire ou quoi ce cheb à ses derniers jours ! Langue de celui qui a juré : Gullegh s Tizi-Wezzu, alma d Akfadu, ur hkimen dgi akken llan, sans se renier à la fin... La SNC qui se fait même la honte des traitres au festival arabe hachakoum, ne saurait un quelconque représentant de la Kabylie dans tout son patrimoine ! La langue de Matoub aurait été plus judicieux mon cher Rezki... Cessons de louer nos bourreaux !
    Hasen At-Uqasi

  • akken nan ime¥nasen nne¥,tameslayt is erzzagt d’asxertem ur n-tt wafham.ma teundet att sxertemed ul d kecc a yilef.ihi i nutni kkan uyumi idd bwi ad sethin s usxertem n’sen.yerna ayen,yak d nekkwni i d’imawlan n’tmurt.ihi akka d’asawen akka igg laq att illi.

  • Pourquoi votre site n’est pas en kabyle ?

    • Notre site est francophone, il y a quelques articles en kabyle.

    • Vous voulez dire pro-arabo Francais !

    • Question judicieuse , pourquoi tous les sites kabylophiles sont francophones ? moi mme qui suis kabyle ne saurai rpondre , fransa i-gh ye sarwa-n Tiyita , ne tt azal defir is ula deg tira (latin). De toute faon si ce n’est pas l’arabe ce sera le franais .

    • Je te reponds d’abord en Francais,Langue que tu comprends certainement (l’arabe me grattant la gorge ds que je m’en approche). Mais ton "Tous les sites Kabylophiles" te definit deja assez bien. De plus, creez donc un site ou blog et remediez cela...

      Ma yella d ayen yeɛnan tira s Teqvaylit a yellis naɣ mmis n tmurt, ḥṣu kan d akken d kečči naɣ kemmi ur inudan ara ad teɣṛeḍ s teqvaylit, wamma ulac yiwen wesmel na ublog ur ittarun s snat n tutlayin (Taqvaylit d ttefṛansist) ala ahat wid akken ideg tzedɣeḍ alarmi ikem rran tedreɣleḍ ur tfeṛṛzeḍ... Aya ur tezmireḍ ad ttlummeḍ ala iman-im (ik). Yerna ma yella iɣaḍ-ikem (k) lḥal, ssali kemmi (kečči) asmel, taruḍ s Teqvaylit, nekki d amenzu ara d yasen ad ɣṛeɣ ayen ar ad taruḍ (ma ur d ittawi af ucekker n wid iɣ-isteɛmṛen ass-a naɣ asiwel ar tinneslemt ur nebɣi...)

      Azul af yal
      ameɣnas Aqvayli n tidett !

      http://mazigh.blogg.org

    • Tout simplement parce que la France colonialiste hier, nous a donne la lumiere.

      C’est l’ecole francaise qui nous a enseigne que la vie est a gagner et donne les outils pour la gagner.

      N’oublions pas qu’on se reconcilie qu’avec ses ennemis d’hier.

      "l’ecole" arabo-musulmane n’enseigne que la haine, la misere et la desolation.

      Voyez, le Liban,l’Irak,le Yemen,l’Egypte,la libye,la Tunisie,et maintenant la Syrie. La guerre, toujours la guerre avec sa cohorte d’injustice de barbarie etc....
      A quand l’Algerie et le Maroc ?

      A chaque fois que tombe un gouvernement un autre obscurantisme prend le relais. Islamistes, Salafistes etc...

      Tous ces gens ont nationalise Dieu. Ils veulent prendre sa place. Si non pourquoi toujours vociferer que Dieu est grand ?
      C’est une evidence !

      La verite est que Dieu n’aime peut tres pas les Arabo-musulmans.

  • En 1830, hormis les imams ou les mouftis, personne ne parlait l’arabe en algerie.
    On parlait plutt berbre (la langue turque tait limit l’administration ottomane).
    Ds 1844 la politique arabe de la france est instaur en algerie (arabisation et islamisation presque totale avec l’avnement des bureaux arabes). La rdition d’abdelkader en 1847, renforce d’avantage la politique d’arabisation par le biais des zaouas et des coles coraniques au point o Napolon III, voyait en abdelkader (ami de la france install en syrie), le principal chef d’un royaume arabe allant d’Alger Bagdad en passant par l’gypte, ayant pour capitale Damas (en clair abdelkader roi des 15 milions d’arabes sous protectorat franais). Ceci constitue un lac presque franais sur la mditerrane. Napolons ayant gouvern l’gypte arabe ne connaissait presque rien de l’algerie berbre, il voyait des arabes partout au sud.
    Napolon a donc russit l’arabisation de l’algerie (l o les arabes ont chou).

  • Les colons arabes d’algerie face l’indpendance de la kabylie, l’ndpendance du sahara des touaregs, la menace d’annexion de l’ouest algerien par le du maroc et la guerre avec la libye.
    Plutt, Les colons arabes d’algerie face la poudrire en afrique du nord.
    La mort de l’arabo-islamime programme.

  • Je ne suis pas d’accord avec l’autodétermination des régions berbérophones c’est une manière de leur laisser le champs libre aux arabes , c’est pas à nous de reculer au contraire on doit s’imposer et s’ancrer en travaillant sur la décolonisation de l’esprit du berbère arabisé c’est le drame de ce peuple à majorité amazigh qui se renie on doit enlevé dans les esprit cette manie de s’identifier à une autre race à part la notre fini l’origine turc arabe ,romaine , phénicienne ou même juive ou canaannienne dont certain se targuent d’en être descendant et travailler d’une manière sérieuse scientifique avec des sociologues anthropologues archéologues psychologues historiens et étudier ce phénomène qui sévit chez nous qui est d’avoir honte de ses origine amazigh pour la majorité des arabophone berbères .unmot pour mess ferhat svp ne divisez pas ce que nous a lègue nos ancêtres dans mon entourage certains anti berbères sont très content de vos car ils le disent sans se cacher oui on aimerait bien que la Kabylie soit indépendante du reste de l’Algérie pour qu’on soit contaminés par cette langue et cette qu’on aiment pas en un mot ils nous disent bon débarras tehenya alors je vous dit ne suivez pas les mauvais conseillers en particuliers certains israéliens qui n’ont jamais pardonner à chechnaq ni à massinissa le fait d’être allié de Rome contre Carthage la phénicienne dont il se considèrent issuent réfléchissez wallah vous allez voir que je n’ai pas tort

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