Affaire Ameziane Mehenni, la justice face à la politique
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Un rassemblement s’est formé à Paris le samedi dernier 20 juin à la mémoire d’Ameziane Mehenni, un jeune homme assassiné en juin 2004. Sur les lieux du crime, plusieurs personnes ont réaffirmé leur soutien à la famille et exigé que la justice française fasse son travail. Le chanteur Ferhat, père de la victime a dénoncé une affaire politique qui ne dit pas son nom.
Le rendez-vous a lieu chaque année, au 100 boulevard de Clichy. Sous le regard des touristes et des passants, une foule vient suivre un dépot de gerbes de fleurs et soutenir une famille endeuillée devant les drapeaux amazighs bleu, vert et jaune. Le lieu en question, c’est l’endroit où a été tué Amziane Mehenni aux premières heures du 19 juin 2004.. Le père du jeune homme est Ferhat Mehenni, u chanteur engagé et opposant au régime algérien. L’homme prend la parole pour remercier l’assistance et l’informer de la tournure de l’enquête. Cette année, les nouvelles ne sont pas bonnes : d’après Ferhat, la justice française refuse la piste de l’assassinat politique sans qu’il y ait par ailleurs d’autres voix pour les enquêteurs. Pour les proches, cela confirme au contraire que la justice a été entravée.

« L’invocation par le parquet de la notion de secret défense pour refuser tout acte de recherche mettant l’enquête sur la piste politique est en soi un aveu » déclare Ferhat qui raconte qu’un policier lui a récemment déclaré « Vous savez Monsieur, si on voulait suivre une piste politique, ce n’était pas à cette brigade qu’il aurait fallu confier l’enquête ».

- Djura, chanteuse du groupe Djurdjura
Plusieurs personnalités sont venues apporter leur soutien, qu’il s’agisse de cadres associatifs ou d’artistes. Parmi ces derniers, la chanteuse Djura prend la parole et entonne quelques phrases de Ulac Smah Ulac (Pas de pardon) qu’elle s’apprête à insérer dans son prochain album. Un autre chanteur Rachid Allioui est venu encourager Ferhat.

- Rachid Allioui





