L’opposition kabyle a longtemps été en marge des commémorations des grandes dates de l’histoire récente de la Kabylie, y compris celle de la répression du 8 mai 1945. Le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie a peut être mis un coup d’arrêt à l’absence du berbérisme sur le terrain de la mémoire. Le mouvement sera présent aux célébrations organisées le 9 mai prochain à Aubervilliers, dans la banlieue de Paris. « La Kabylie qui a tant donné pour la liberté, se doit de se réapproprier son Histoire pour la mémoire et l’avenir de son peuple », explique le Mak France dans un communiqué publié le 6 mai dernier sur son site. Cette participation des autonomistes sonne comme une alternative au discours dominant et offre une autre grille de lecture des faits.
Au printemps 1945 l’est de la Kabylie a le théâtre d’une grande partie de la répression des manifestations qui ont suivi la victoire des Alliés sur le nazisme. Le paradoxe, c’est que sur place la commémoration de ces événement sont le fait des autorité algériennes, sous leur contrôle idéologique. Dans l’immigration, la référence au 8 mai 1945 s’est surtout développée depuis 2005 chez le Mouvement des Indigènes de la République (MIR), une organisation marquée par ses prises de position panarabistes, islamistes, avec un discours orienté contre ce qu’il considère comme une domination raciale en France.
Le rassemblement a lieu le samedi 9 mai à 10h45 au 10 rue Germaine Tillon à Aubervilliers.

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