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8 mai 1945 : commémoration et « divisions » à Aubervilliers

dimanche 10 mai 2009, par Rezki Mammar

La municipalité d’Aubervilliers a rendu hommage aux victimes de l’armée française en Afrique du Nord en mai 1945. Parmi les organisations présentes à cette commémoration figurait le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie dont le président Ferhat Mehenni a dénoncé les atrocités perpétrées par les colons en Kabylie orientale. Cette référence n’était pas du goût d’un intervenant qui s’est présenté comme historien et qui est en fait l’adjoint au maire Abderrahim Hafidi.

Une cérémonie a eu lieu rue Germaine Tillon à Aubervilliers le 9 mai. La ville commémore des actes peu glorieux survenus juste au moment de la capitulation allemande du 8 mai 1945. A cette date, la répression contre une manifestation nationaliste entraîne un soulèvement dans l’ouest de la Kabylie, dans le Constantinois et une partie de l’est algérien. La répression qui a suivi a fait des milliers, voire des dizaines de milliers de morts suivant les sources.

Ferhat Mehenni (chanteur et leader autonomiste) et Jacques Salvator (maire d’Aubervilliers

Sur le trottoir, plusieurs personnes se saluent, parmi elles des élus d’Aubervilliers comme le maire socialiste Jacques Salvator, le député Daniel Goldberg et des représentants associatifs. Cette année, la ville a invité le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (Mak) à participer à la cérémonie. Il s’agit d’une présence inédite puisque jusqu’à présent l’opposition kabyle a toujours été tenue en marge de la célébration des faits historiques récents.

Intervention de Ferhat Mehenni

Des militants du Mak sont présents, son président et chanteur engagé Ferhat Mehenni, des responsables d’autres associations kabyles et personnalités kabyles. La cérémonie commence avec la diffusion de la chanson Bellaciao dans une version kabyle adaptée par le même Ferhat. Vient ensuite le dépôt des gerbes de fleurs.

1945, 1963 et 2001

Le maire laisse la parole à Ferhat Mehenni. Le président du Mak évoque « les sanglants événements de la Kabylie orientale », pûis rappelle que l’Algérie indépendante a également commis des crimes, il cite les victimes de la répression du soulèvement kabyle de 1963 et celles du Printemps noir de 2001. Pour finir, le chanteur et leader autonomiste rappelle que la France s’apprête à accueillir le président algérien Bouteflika en juin prochain, il condamne cet accueil et appelle à manifester contre cette visite en précisant que ce chef d’Etat est responsable des morts du Printemps noir de 2001.

Abderrahim Hafidi

Un élu « triste »

Parmi les autres intervenants, un homme se dit « dérouté » et « triste » de ne pas voir le drapeau algérien En fait, ce qui gêne l’intervenant, c’est notamment la présence de cinq drapeaux amazighs (berbères) aux couleurs bleu-vert et jaune qui seraient un facteur de « division » (et peut être aussi la référence à la Kabylie). Cet homme affirme qu’il est historien et élu mais il ne donne pas son nom. Nous avons d’abord cru que c’était le théologien Ghaleb Bencheikh, En fait il s’agit de d’Abderrahim Hafidi, un universitaire adjoint au maire en charge de la culture (Nous avons su le nom de cette personne par nos lecteurs).

Nous nous sommes renseigné pour savoir si les autorités algériennes ont été conviées, du côté de la mairie on nous a appris que les responsables consulaires ont bien été invités à cette commémoration.

Cette cérémonie s’est tenue dans la rue Germaine Tillon, qui s’appelait auparavant la rue Montjoie, avant d’être rebapitsée du nom de la célèbre résistante et ethnologue.

Messages

  • Il faut être sur tous les terrains pour leur damné le pion à ces imposteurs.

    Ce n’est pas la hantise de la division qui les fait réagir mais je dirais plutôt
    ne pas seul à représenter la communauté comme avant .

    Ferhat marque des points et c’est de cette manière que les kabyles pourront s’en détacher de l’appartenance arabo-musulmane chère à ces bencheikh et consorts..Nous connaissons ces usurpateurs...
    J’imagine la gueule qu’ils ont du faire à la présence de Ferhat....

    je remercie Mr le maire au passage.
    Et vive l’autonomie de la kabylie !!

  • L’homme sur la photo n’est pas Ghaleb Bencheikh, théologien et physicien algérien, mais un Franco-marocain du nom de Abderrahim HAFIDI dit Abdou, politologue, professeur d’histoire du Maghreb contemporain à l’Inalco Paris, animateur de l’émission "Islam" sur France 2.

    C’est aussi un élu municipal PRG d’Auberbilliers : 13 HAFIDI Abderrahim PRG (président de la fédération radicale de Seine-Saint-Denis, adjoint au maire d’Aubervilliers depuis 2003.

    Sa photo est sur le site de la mairie d’Aubervilliers.

    On peut voir Abderrahim, ou Abdou, Hafidi à gauche comme animateur sur le soufisme, et Ghaleb Bencheikh à droite, sur l’écran comme intervenant, dans cet enregistrement de l’émission sur le soufisme réalisée au Maroc. Ils sont faciles à distinguer.

    On peut le voir aussi à gauche d’une table de débat au milieu de la page.

    Il était proche du FFS dont il signait les appels pour la paix en Algérie.

    Peut-être que ceci explique cela concernant les drapeaux.

    • Merci pour ces précisions, la ressemblance existe entre les deux et plusieurs personnes nous ont donné l’autre nom, merci beaucoup et pardon si nous avons pu induire des lecteurs en erreur.

  • Les "franco-marocains" viennent porter secours à leurs frères en arabo-islamismes algériens, non les kabyles ne vous appartiennent pas.

    Ferhat je salut ta persévérance, infaillible même encerclés par tous ces ennemis de la cause kabyle.

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